Bruxelles, 17/07/2015 (Agence Europe) - L'Union européenne a salué les résultats de la troisième conférence des Nations Unies sur le financement du développement post-2015 qui s'est achevée jeudi 16 juillet en Éthiopie par l'adoption du plan d'action d'Addis Abeba qui constitue le cadre mondial pour le financement du développement durable des quinze prochaines années.
« Cet accord pose les fondations solides pour les objectifs de développement durables à adopter à New York en septembre et pour l'accord climatique mondial à adopter à Paris en décembre », a déclaré le commissaire européen à la Coopération et au Développement, Neven Mimica. Au nom de la Présidence du Conseil de l'UE, Romain Schneider, ministre de la Coopération et de l'Action humanitaire du Luxembourg, a insisté sur l'importance de « l'encadrement et l'accompagnement politique des moyens financiers ».
En quarante-six pages, les participants ont consigné leur consensus pour: - réduire les flux financiers illicites d'ici à 2030, en vue de les éliminer complètement en luttant contre la fraude fiscale et la corruption et en réduisant les possibilités d'évasion fiscale ; - intensifier la coopération fiscale internationale ; - mobiliser le secteur privé comme partenaire du développement ; - faire accéder les femmes aux services financiers, éliminer les obstacles à la participation des femmes à l'économie ; - adopter et appliquer des régimes de promotion des investissements à l'intention des PMA ; - doper l'aide au développement ; - utiliser le savoir- faire des banques multilatérales et nationales de développement ; - poursuivre la libéralisation des échanges multilatéraux et parachever le programme de Doha pour le Développement. L'UE n'en attendait pas moins (EUROPE 11322).
L'UE fait partie de la trentaine d'acteurs qui ont signé « l'initiative d'Addis Abeba sur la fiscalité » visant à renforcer les systèmes fiscaux dans les pays en développement, y compris par la promesse de doubler l'aide pour soutenir la mobilisation des ressources nationales. L'ONG ONE, qui milite contre l'extrême pauvreté, s'en félicite, mais estime que « l'UE devrait adopter une législation qui contraigne les multinationales à publier des déclarations pays par pays ». Certaines ONG comme le collectif CNCD 11.11.11 ont déploré qu' « aucune mesure ambitieuse et novatrice n'ait été prise en compte et que la conférence ait décidé de laisser l'organisation de la coopération fiscale internationale aux mains de l'OCDE qui ne représente qu'une quarantaine de pays riches, à l'exclusion donc de la plupart des pays en développement ».
La Banque européenne d'investissement a ouvert, le 16 juillet, son premier bureau à Addis Abeba. (Aminata Niang)
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