Bruxelles, 16/12/2014 (Agence Europe) - Un an jour pour jour après l'éclosion du conflit politique destructeur au Soudan du Sud, le plus jeune État au monde, l'Union européenne a appelé, lundi 15 décembre, « toutes les parties à mettre immédiatement un terme au conflit et à parvenir rapidement à un règlement politique ».
Les conclusions du Conseil, adoptées sans débat en marge de la réunion des ministres des Affaires étrangères, pour marquer ce triste anniversaire expriment la consternation de l'UE face à l'incapacité du gouvernement et de l'opposition à s'engager dans les pourparlers de paix initiés par l'Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).
Cette guerre civile a fait des dizaines de milliers de morts, 2 millions de personnes déplacées dont l'afflux a des conséquences très lourdes pour les pays voisins et elle a provoqué « des violations horrifiques des droits de l'homme et du droit humanitaire international », rappelle le Conseil en précisant que ce conflit a créé « la plus grave crise humanitaire au monde ».
L'UE se dit particulièrement préoccupée par les entraves constantes à l'acheminement de l'aide humanitaire, alors qu'au moins 2,5 millions de personnes seront confrontées dans les mois à venir à un grave manque de nourriture. Elle s'alarme aussi de la gravité des violences, y compris sexuelles, contre des femmes et appelle à la fin de l'impunité et dit attendre la publication du rapport de la commission d'enquête de l'Union africaine. L'UE exprime de nouveau son plein soutien à l'UNMISS mandatée pour assurer la protection des civils. Compte tenu de la gravité de la situation, l'UE salue l'annonce faite par le sommet de l'IGAD et le Conseil de paix et de sécurité de l'UA de sanctions pour toute partie qui violera l'accord de cessation des hostilités ou obstruera les négociations politiques. (AN)