Bruxelles, 16/12/2014 (Agence Europe) - Fruits de plusieurs mois de débats entre les États membres, la Présidence italienne du Conseil de l'UE a présenté, mardi 16 décembre, au Conseil Affaires générales, les résultats de l'examen à mi-parcours de la stratégie EUROPE 2020. Une phrase résume le bilan réalisé: « l'actuelle stratégie EUROPE 2020 pour la croissance et l'emploi reste pertinente et valable ».
Lancée pour dix ans en 2010, cette stratégie a fixé huit objectifs que l'UE se doit d'atteindre: - un emploi pour 75% de la population âgée de 20 à 64 ans ; - investissement de 3% du PIB de l'UE dans la recherche et le développement ; - réduction des émissions de gaz à effet de serre de 20% (voire de 30%, si les conditions le permettent) par rapport à 1990 ; - utilisation d'énergie provenant de sources renouvelables à hauteur de 20% ; - augmentation de 20% de l'efficacité énergétique ; - abaissement du taux de sortie précoce du système scolaire à moins de 10% ; - un diplôme de l'enseignement supérieur pour au moins 40% de la population âgée de 30 à 34 ans ; - réduction d'au moins 20 millions du nombre de personnes touchées ou menacées par la pauvreté et l'exclusion sociale.
Depuis le mois de septembre, l'examen à mi-parcours de cette stratégie a été abordé par l'ensemble des formations du Conseil. Il en ressort que les États membres ne veulent pas toucher aux objectifs fixés, même si bon nombre d'entre eux ont peu de chances d'être atteints. Quant aux sept initiatives phares de cette stratégie, le bilan est sévère: leur valeur ajoutée sur le terrain a été jugé faible. L'accent est aujourd'hui plutôt mis sur la recherche d'une mise en oeuvre plus effective des objectifs à atteindre, en recourant aux outils et instruments existants et en tentant d'améliorer le cadre de gouvernance. Le processus du 'Semestre européen' s'est ainsi retrouvé au coeur des discussions. Deux axes de réforme sont dorénavant promus, l'un visant le contenu et le second les procédures.
Sur le contenu, les États membres aimeraient voir, d'une manière générale, une intégration plus équilibrée des aspects économiques, sociaux et environnementaux. Quant aux aspects procéduraux, le champ de réformes potentielles est très vaste: - un calendrier révisé pour laisser plus de temps aux États membres pour discuter et réagir aux idées de la Commission européenne ; - des recommandations par pays plus ciblées ; - l'obligation pour les États membres de rendre compte de leur action (pression des pairs, évaluation comparative) ; - avoir une approche moins prescriptive des recommandations par pays et une plus grande souplesse pour les États membres dans la définition des mesures à prendre. (JK)