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Bulletin Quotidien Europe N° 11216
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SOCIAL / (ae) social

Le Conseil s'accorde sur la manière de renforcer EURES

Bruxelles, 11/12/2014 (Agence Europe) - Les ministres européens du Travail n'ont eu aucune difficulté, jeudi 11 décembre, à accepter le texte de compromis proposé par la Présidence italienne du Conseil de l'UE sur la réforme du réseau EURES (réseau européen de services de l'emploi), qui fonctionne essentiellement à travers un site web, vitrine virtuelle du 'marché du travail européen'. Les négociations avec le Parlement européen devraient s'ouvrir début 2015.

Favoriser la mobilité des travailleurs de l'UE, voilà la tâche qui est assignée à ce réseau européen de recherche d'emploi dont les capacités vont être renforcées. L'objectif final est des plus ambitieux: « Notre proposition vise à assurer que le portail EURES devienne le premier choix naturel pour tout citoyen européen intéressé ou qui envisage de travailler dans un autre pays européen », a ainsi affirmé la commissaire Marianne Thyssen (Emploi, Affaires sociales, Compétences et Mobilité professionnelle), à l'issue de la réunion du Conseil. Parmi ses nouvelles fonctions devraient ainsi se trouver un système automatisé pour faire correspondre les demandes d'emploi avec les offres disponibles et un service de conseil personnalisé pour les offres et les demandes à fort potentiel.

Le débat ces derniers mois n'a pas été simple (EUROPE 11104), mais le Conseil vient de dégager une position commune, qui semble satisfaire tout le monde. Le Luxembourg a été le seul pays à exprimer de légères inquiétudes. Il faut à tout prix éviter de construire un « monstre administrativo-bureaucratique » ou d'encourager une mobilité dans la précarité, surtout avec la nouvelle possibilité pour EURES de regrouper des offres de stage, a déclaré le ministre luxembourgeois, Nicolas Schmit.

Mme Thyssen a félicité le Conseil pour le compromis trouvé, même si celui-ci modifie sur plusieurs points la proposition initiale de la Commission européenne (EUROPE 11214). Elle a surtout loué le fait que les services d'emploi contribueront à EURES et que l'ensemble des services publics devront faire de même. Toutefois, des exceptions sont prévues. Ainsi, si les apprentissages et les stages sont inclus dans le champ d'application de la réglementation, ils ne peuvent être proposés qu'à ceux qui sont en dehors du monde de l'éducation. Les apprentissages ou stages qui rentrent dans le cadre des politiques actives du marché du travail d'un État membre sont également exclus. (JK)

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