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Bulletin Quotidien Europe N° 11178
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) climat

énergies renouvelables prétendument chères, le WWF salue la fin d'un mythe

Bruxelles, 16/10/2014 (Agence Europe) - Les énergies renouvelables sont moins chères que les énergies polluantes comme le charbon, le gaz ou l'énergie nucléaire si l'on prend en compte les coûts externes tels que l'impact sur la qualité de l'air, la santé publique et le changement climatique, se réjouit le WWF, ravi que cela ressorte d'une étude de la Commission européenne offrant le premier aperçu complet des coûts et subventions de l'énergie à l'échelle de l'UE (EUROPE 11175).

De l'avis de l'ONG environnementale, cette étude tombe à pic, à quelques jours du Conseil européen des 23 et 24 octobre où doit être prise une décision sur le projet de cadre d'action intégré pour les politiques de l'UE en matière de climat et d'énergie au cours de la période 2020-2030.

L'étude montre que, si l'on ajoute aux subventions, les coûts externes qui ne sont pas internalisés dans le prix de l'énergie sur le marché, les combustibles fossiles et l'énergie nucléaire représentent 70% des coûts externes de l'énergie tandis que les renouvelables ne comptent que pour 18% de ces coûts payés par les contribuables.

« L'étude rompt de manière salutaire avec le mythe selon lequel les renouvelables reçoivent plus de subventions et seraient donc plus chères que les énergies 'sales', alors qu'en réalité, c'est l'inverse. Il semble que les États membres aient toujours de mauvais systèmes de subventions pour l'énergie, contrairement à ce qu'ils déclarent et au mépris de leurs obligations. Ils parient sur le mauvais cheval. Les renouvelables et l'efficacité énergétique sont la solution, pas la demande en énergies polluantes et coûteuses », déclare Tony Long, directeur du bureau du WWF auprès de l'UE.

Selon cette étude, le changement climatique représente environ 50% des coûts externes de l'énergie. Suivent l'épuisement des ressources (22%) et la formation de particules atmosphériques (15%). Les 13% restants sont constitués par la toxicité humaine, l'occupation des terres agricoles, l'épuisement des ressources en eau, la diminution des ressources en métal, la toxicité des écosystèmes, les émissions radioactives, l'acidification et l'eutrophisation (phénomène de la prolifération d'algues qui étouffent les autres formes de vie). (AN)

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