Milan, 16/10/2014 (Agence Europe) - La rencontre prévue vendredi 17 octobre entre le président russe, Vladimir Poutine, et le président ukrainien, Petro Porochenko, en marge du 10ème sommet de l'ASEM à Milan, suscitait de grandes attentes, à l'ouverture de l'événement planétaire accueilli par l'Europe, jeudi 16 octobre.
Les présidents sortants du Conseil européen, Herman Van Rompuy (qui préside le sommet de l'ASEM), et de la Commission, José Manuel Barroso, la chancelière allemande, Angela Merkel, le président français, François Hollande, le Premier ministre britannique, David Cameron, et l'hôte du sommet, le Premier ministre italien, Matteo Renzi, qui devraient participer vendredi à la première rencontre Poutine/Porochenko depuis le sommet de Minsk fin août, ont souligné jeudi qu'ils attendaient de cette rencontre des avancées pour la suite du processus de paix en Ukraine orientale.
La sécurité et la paix régionales et internationales sont, de manière générale, placées au centre de l'agenda de ce 10ème sommet de l'ASEM. Pour la première fois, les dirigeants de l'ASEM se retrouveront vendredi matin pour une session 'reservée' au cours de laquelle ils pourront aborder de manière informelle (autrement dit, plus librement) des dossiers sensibles liés aux questions régionales et internationales. Ce sera pour eux l'occasion de discuter de la situation dans des régions situées hors de la zone ASEM (Irak, Syrie et Moyen-Orient, Afrique du Nord, Nigéria) aux possibles répercussions pour les pays européens comme asiatiques, avec la menace de l'État islamique et le terrorisme international. L'occasion aussi de discuter de conflits impliquant de nombreux pays du forum ASEM, comme ceux en Ukraine de l'Est ou dans la péninsule coréenne, ou des conflits territoriaux en mer de Chine méridionale (qui impliquent la Chine, Taïwan, le Vietnam, les Philippines, la Malaisie et Brunei) ou en mer de Chine orientale (îles Senkaku en japonais) entre la Chine, le Japon et Taïwan. « Dans ce contexte, je me réjouis de réaffirmer notre engagement partagé à la résolution pacifique des conflits conformément au droit international », a souligné le président Van Rompuy, en ouverture des travaux.
Jeudi, le sommet s'est ouvert avec l'accueil officiel de deux nouveaux pays membres - la Croatie et le Kazakhstan - au sein d'un forum de dialogue économique et politique qui en contenait déjà 51 (les 28 États membres de l'UE, la Norvège et la Suisse, les 10 pays de la zone ASEAN, la Chine, le Japon, la Corée du Sud, la Mongolie, l'Inde, le Pakistan, le Bangladesh, l'Australie, la Nouvelle-Zélande et la Russie), plus la Commission et le secrétariat de l'ASEAN. Une première session plénière fut ensuite consacrée à la coopération économique et financière et au commerce, et une seconde session plénière a abordé les défis mondiaux (changement climatique, développement, droits de l'homme, gestion des catastrophes, sécurité énergétique, criminalité internationale, terrorisme…). « Ces questions nous concernent tous. Sans plus d'efforts nationaux déterminés et une large coopération internationale, nous ne réussirons pas », avait préalablement rappelé M. Van Rompuy. (EH)