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Bulletin Quotidien Europe N° 11178
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INSTITUTIONNEL / (ae) commission

Démission pour faute de la directrice générale de la DG SANCO

Bruxelles, 16/10/2014 (Agence Europe) - La Commission européenne a décidé, mercredi 15 octobre, d'accepter la démission de la directrice générale de la DG (direction générale) Santé et Consommateurs (DG SANCO), l'Italienne Paola Testori Coggi, pour « non-respect des règles » lors d'un appel d'offres, a indiqué un de ses porte-parole.

L'enquête « n'a pas démontré de faits de corruption ou de comportement délictueux » et « les faits reprochés n'ont eu aucune conséquence financière », a précisé Anthony Gravili, porte-parole du vice-président de la Commission, Maros Sefcovic.

« Il s'agit d'un cas de non-respect des procédures internes. Mme Testori a d'elle-même pris des mesures lorsqu'elle a réalisé son erreur et elle a annulé la procédure. Elle a assumé ses responsabilités et offert sa démission », a-t-il expliqué. « Mme Testori, 61 ans, a une carrière exemplaire de 32 ans au sein de la Commission européenne, mais la règle est la tolérance zéro pour non-respect des règles et procédures internes, édictées pour assurer des conditions équitables à chaque participant à un appel d'offres », a-t-il souligné.

Selon une source européenne, la directrice générale a appelé personnellement au téléphone une ONG pour l'informer du lancement d'un appel d'offres pour un contrat de 100 000 euros en vue de la réalisation d'une étude sur l'alimentation en 2012. Cette faute, « commise publiquement devant des collègues », a été rapportée et une enquête a été confiée à l'OLAF (Office européen de lutte antifraude), « qui a conclu à l'absence de tout fait de corruption », selon cette source. Au cours de la procédure disciplinaire qui a suivi son cours, Mme Testori a présenté sa démission, qui a finalement été acceptée mercredi par le collège des commissaires.

En octobre 2012, la Commission a limogé le commissaire à la Santé, John Dalli, après sa mise en cause par l'OLAF dans une enquête sur un trafic d'influence lié à l'industrie du tabac. M. Dalli était le commissaire de tutelle de la DG Santé et Consommation dirigée par Mme Testori.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a récemment expliqué avoir eu des « indications d'un comportement imprudent et inapproprié » de son commissaire, dont les contacts avec des représentants de l'industrie du tabac étaient, selon lui un « motif suffisant pour qu'il quitte la Commission ». « Si l'intégrité d'un membre de la Commission est mise en doute, toute la Commission est mise en cause », a soutenu M. Barroso. (LC)

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