Luxembourg, 08/10/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Transports de l'UE ont débattu pour la première fois, mercredi 8 octobre à Luxembourg, de l'usage civil des drônes. Ils ne s'opposeraient pas à une harmonisation des règles pour assurer la sécurité, mais resteraient frileux à l'idée de règles européennes sur la protection de la vie privée.
De manière générale, les délégations européennes ne semblent pas s'opposer à l'idée de règles communes, tant que cela n'étouffe pas un secteur naissant, comme l'a résumé le secrétaire d'État français aux Transports, Alain Vidalies. Les États membres et la Commission estiment que les drones représentent un potentiel économique important pour le recours aux drones à titre civile, tant pour les PME que l'industrie.
Toutefois, l'élaboration de règles européennes à ce sujet devrait se concentrer sur les aspects techniques (ondes radios) et sur la sécurité, puisque les drones partagent l'espace aérien avec des aéronefs habités, ce qui comporte un risque de collision. L'Agence européenne pour la sécurité aérienne examinerait la question. Des normes européennes devraient être établies, a dit le ministre danois Magnus Heunicke, pour qui il existe actuellement un « cahier des charges plus sévère pour les machines à café que pour les drones ».
Toutes les délégations estiment que la généralisation des drones peut porter atteinte à la protection des données privées et que le cadre réglementaire actuel, notamment à l'échelon national, est suffisant.
Le message a été bien reçu par le commissaire aux Transports, Siim Kallas, qui a dit qu'il fallait « travailler d'arrache-pied » à l'élaboration de lignes directrices sur la sécurité. Il estime que l'Europe doit être à la hauteur de ses concurrents dans le monde et doit assurer un climat favorable aux drones avant que le débat ne devienne trop émotionnel. (MD)