Bruxelles, 08/10/2014 (Agence Europe) - La Bosnie-Herzégovine reste à l'arrêt dans le processus d'intégration européenne, a une nouvelle fois regretté la Commission européenne, mercredi 8 octobre. Dans son rapport de progrès, elle note le « manque de volonté politique collective » des dirigeants politiques pour faire face aux réformes nécessaires. « Pour que la Bosnie-Herzégovine progresse sur la voie de l'UE, il est important que tous les niveaux de gouvernement soient rapidement formés après les élections (d'octobre 2014) et que des mesures concrètes de réformes soient prises rapidement », explique la Commission. Dans un certain nombre de domaines, les progrès sont entravés par un manque de stratégies à l'échelle du pays, regrette-t-elle.
La Commission souligne aussi que l'efficacité et le fonctionnement des institutions politiques à tous les niveaux de gouvernement devraient être améliorés et qu'un mécanisme de coordination qui fonctionne bien sur les questions de l'UE devrait être mis en place « de toute urgence ». L'absence de ce mécanisme continue d'affecter négativement l'interaction du pays avec l'UE, rappelle la Commission.
La Commission a regretté aussi des progrès très limités sur les questions politiques et économiques, telles que la réforme de l'administration publique, la réforme du système judiciaire, la lutte contre la corruption, la liberté des médias ou encore une économie de marché viable. Rappelant les manifestations sociales du début 2014, la Commission estime que « répondre aux besoins socio-économiques des citoyens devrait être la priorité de tous les niveaux de gouvernement». La décision Sejdic-Finci de la Cour européenne des droits de l'homme n'a toujours pas été mise en œuvre, regrette-t-elle aussi. (CG)