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Bulletin Quotidien Europe N° 11172
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) agriculture

Les agriculteurs de l'UE souhaitent des fonds de crise

Bruxelles, 08/10/2014 (Agence Europe) - Lors du Congrès des agriculteurs européens 2014, mardi 7 octobre à Bruxelles, le Copa-Cogeca a adopté une déclaration dans laquelle il signale que les agriculteurs traversent des moments difficiles et que de grandes améliorations seront nécessaires, dont une importante simplification de la nouvelle politique agricole commune (PAC) et l'utilisation des fonds en cas de crises.

« Afin de faire face sans délai à la crise engendrée par l'embargo imposé par la Russie aux exportations agricoles de l'UE, une application permanente de l'article 222 de la PAC est indispensable pour permettre aux organisations de producteurs telles que les coopératives agricoles de réagir rapidement », peut-on lire dans la déclaration.

La déclaration souligne la résistance et la solidité des exploitations familiales face aux crises économiques et aux autres défis auxquels elles sont confrontées. Le secteur agricole européen emploie quelque 26 millions de personnes, principalement dans des exploitations familiales transmises de génération en génération. « Il est à ce titre l'épine dorsale des zones rurales européennes et fournit des denrées alimentaires de qualité et produites de manière durable à 500 millions de consommateurs européens tout en préservant l'environnement et la biodiversité ». La production agricole de l'UE-28 représente plus de 400 milliards d'euros. L'UE est également le plus grand exportateur mondial de produits agricoles et alimentaires, des exportations qui représentent 3/4 de la balance commerciale nette de l'UE.

Les exploitations familiales et les coopératives agricoles sont toutefois confrontées à des défis toujours plus nombreux, comme des prix des intrants élevés, le changement climatique et un risque accru d'événements climatiques extrêmes ainsi que les barrières commerciales. Bien souvent, les baisses de prix au producteur ne sont pas répercutées sur les consommateurs, ce qui permet aux distributeurs et à d'autres acteurs de la chaîne d'augmenter leurs propres marges et cela « crée des déséquilibres supplémentaires au sein de la chaîne agro-alimentaire de l'UE », selon le Copa-Cogeca. Les organisations agricoles de l'UE demandent aux dirigeants européens d'octroyer des aides pour des études de marché afin de trouver de nouveaux débouchés et d'accroître les efforts de promotion pour les exportations.

Les barrières non tarifaires empêchent également l'Union européenne d'exploiter pleinement son potentiel commercial d'exportations agro-alimentaires. Par exemple, dans le secteur des fruits et légumes, des barrières phytosanitaires empêchent l'entrée de fruits européens sur le marché des États-Unis. Des réglementations différentes sur l'étiquetage ou le conditionnement peuvent aussi faire augmenter significativement le prix du produit.

La nouvelle PAC comporte le risque de « règles moins transparentes et d'une recrudescence des charges administratives qui étranglent les investissements et la compétitivité du secteur ».

Le Copa-Cogeca demande au Conseil, au Parlement européen et à la Commission de faire des exploitations familiales une priorité de leur agenda, de veiller à leur fournir des outils efficaces et à lever les barrières commerciales. Le Conseil, le Parlement et la Commission sont invités à veiller: à garantir aux exploitations familiales l'accès aux terres et aux ressources naturelles ; - au renforcement des investissements dans le secteur ainsi que de la recherche et de l'innovation ; - à l'établissement des conditions nécessaires pour favoriser la mise en place d'organisations de producteurs telles que les coopératives agricoles, afin notamment de mieux faire face à l'extrême volatilité sur les marchés ; - à ce que les agriculteurs bénéficient d'une formation et d'une éducation appropriées ; - à ce que les jeunes agriculteurs reçoivent une aide afin d'être à même de faire face aux difficultés, notamment celles de l'installation ; - à ce que le rôle des coopératives agricoles soit pleinement reconnu ; - à ce que les pratiques déloyales et abusives de la chaîne alimentaire soient combattues afin que les agriculteurs aient de meilleures chances de tirer un revenu du marché ; - à ce que les obstacles non tarifaires au commerce soient traités et que les produits porteurs d'indications géographiques soient reconnus dans le monde entier ; - à contribuer à la lutte contre les contrefaçons de denrées alimentaires et l'agro-piraterie ; - à garantir la nature commune de la nouvelle PAC ainsi que la réduction de la charge administrative ; - à la mise à disposition de fonds supplémentaires autres que ceux du budget de la PAC en période de crise. (LC)

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