Bruxelles, 08/10/2014 (Agence Europe) - L'Union européenne a appelé, mercredi 8 octobre, le Monténégro à un « engagement politique fort » dans le domaine de l'État de droit.
« Un engagement politique fort est essentiel pour les réformes politiques profondes et durables nécessaires au renforcement de l'État de droit », souligne la Commission dans son rapport de progrès. Elle rappelle la clause de 'l'équilibre global' dans les négociations. Ainsi, elle prévient que les progrès, avec des résultats tangibles, sur les chapitres 23 (appareil judiciaire et droits fondamentaux) et 24 (liberté, sécurité, justice) du processus d'adhésion à l'UE « auront un impact sur le rythme des négociations d'adhésion globale » dont l'ouverture de chapitres de négociation. Depuis octobre 2013, dix chapitres ont été ouverts et deux provisoirement clos.
Dans son rapport, la Commission note des retards dans un certain nombre de domaines, « notamment en ce qui concerne la lutte contre la corruption ». Des mesures législatives adoptées n'ont pas donné de résultats dans la pratique, regrette la Commission. Elle s'inquiète de la liberté d'expression et des médias. « Un dialogue politique constructif doit être établi et la confiance doit être rétablie dans le processus électoral et dans les institutions étatiques », souhaite-t-elle aussi, soulignant également la nécessité de la dépolitisation de la fonction publique et un professionnalisme accru. Les réformes économiques doivent aussi se poursuivre.
Selon la Commission, « renforcer les capacités administratives de l'UE sur les questions d'intégration sera essentiel pour maintenir l'élan sur la voie de l'UE ». (CG)