Bruxelles, 21/05/2014 (Agence Europe) - Plus de 97% des échantillons testés dans le cadre du programme européen de surveillance des pesticides dans les aliments présentent des taux de résidus qui se situent dans les limites tolérées par la législation de l'UE, selon le denier rapport annuel sur le sujet, publié mardi 20 mai par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). Ce rapport, le cinquième du genre, fait la synthèse des résultats des contrôles effectués en 2011 dans 27 États membres de l'UE, ainsi qu'en Norvège et en Islande.
Sur plus de 79 000 échantillons de plus de 600 produits alimentaires analysés pour détecter la présence éventuelle de quelque 900 pesticides, moins de 400 ont été identifiés dans des quantités mesurables. L'ion de bromure était le pesticide le plus fréquemment détecté, suivi par le propamocarb, la thiabendazole, le boscalid, les dithiocarbamates, le chlorpyrifos, l'imizali et le chlormequat.
98,1% des échantillons présentaient des taux de résidus conformes aux limites maximales autorisées (LMR) par la législation de l'UE (contre 98,4% en 2010) et 53,4% des échantillons ne contenaient aucun résidu mesurable. Les records de dépassement ont été enregistrés pour les épinards (6,5% des échantillons), les haricots à cosse (4,1%), les oranges (2,5%) les concombres (2,1%), le riz (2%), les carottes (1,6%), les mandarines (1,4%) et les poires (1,1%). Les taux de dépassement les moins élevés concernaient la farine de blé (0,3%) et les pommes de terre (0,6%). L'EFSA affirme de nouveau que 99% des 171 pesticides testés ne présentent pas de risque à long terme pour la santé des consommateurs. Toutefois, l'évaluation de l'exposition alimentaire aiguë (ou risques cumulés) à court terme a montré que des préoccupations pour la santé des consommateurs ne pouvaient pas être exclues pour 253 substances, si les produits contenant des résidus en forte concentration devaient être consommés en grande quantité. Deux échantillons de poires dépassaient les seuils toxicologiques fixés pour les effets cumulés.
Dans les aliments d'origine animale (1 429 échantillons de foie et de viande de volaille ont été testés), aucun taux de dépassement des LMR n'a été relevé. C'est dans les aliments pour bébé que les résidus mesurables étaient les plus rares (2,2%) et les taux de dépassement des LMR les plus faibles: 0,2% dans 39 échantillons sur 1 796 analysés. L'analyse des échantillons de produits de l'agriculture biologique révèle un taux de dépassement des LMR de 0,5%, nettement inférieur à celui des produits de l'agriculture conventionnelle (2,6%). Les taux de dépassement des LMR pour les aliments importés de pays tiers étaient quatre fois supérieurs à ceux des aliments produits dans les 29 pays européens couverts par les contrôles (6,3% contre 1,5%), le Vietnam étant en première place pour les dépassements enregistrés par échantillon testé (26,8% des 421 échantillons). (AN)