Bruxelles, 21/05/2014 (Agence Europe) - Les ministres des Sports de l'UE se sont penchés, mercredi 21 mai, en délibération publique, sur la viabilité des grands événements sportifs, des points de vue économique, social et environnemental. « En Europe, on ne peut plus continuer à travailler chacun dans son coin pour l'organisation de grands événements sportifs. Aujourd'hui, il faut une coordination pour mieux tirer parti des infrastructures (….) qui représentent de gros investissements », a souligné le ministre grec de la Culture et de l'Audiovisuel, Panos Panagiotopoulos. Il s'est félicité du dialogue avec les représentants d'organisations sportives sur ce thème, lors d'une rencontre organisée juste avant le débat.
Les ministres des Sports ont été d'accord pour dire qu'il devient très difficile, au niveau pratique et financier, pour un seul pays, d'organiser à lui seul de grands événements sportifs, en particulier pour les petits pays, et qu'il faut donc collaborer à l'avenir pour les organiser. De tels événements ont des répercussions favorables en matière de tourisme, car ils apportent un éclairage particulier sur la ville et les régions qui les organisent. Ces événements rapportent également beaucoup à l'économie locale, qui profite d'un afflux particulier de visiteurs, sans oublier une croissance de l'emploi, même si temporaire. Par contre, le coût financier qu'implique la création de nouvelles infrastructures nécessaires à la tenue de ces événements oblige les organisateurs à concevoir des infrastructures solides qui puissent être utilisées ultérieurement pour la pratique de différents sports au niveau local, ont souligné les ministres. Un objectif atteint par Helsinki suite aux Jeux Olympiques de 1952 et dont les infrastructures sont toujours utilisées aujourd'hui, s'est félicitée la ministre finlandaise. Le ministre autrichien a plaidé, pour sa part, pour une attention particulière aux droits de l'homme lors de l'organisation d'événements sportifs, dénonçant en particulier des conditions proches de l'esclavage pour les ouvriers qui construisent les stades au Qatar, pays qui accueillera la Coupe du monde du football en 2022. Le Portugal et la France ont déploré encore des exigences parfois « démesurées » de certaines fédérations sportives pour l'organisation d'événements. (IL)