Bruxelles, 21/05/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, a jugé, mercredi 21 mai, « scandaleux » un arrêt de la Cour européenne des droits de l'homme (CEDH) demandant à Budapest de réformer son système de réexamen des peines à perpétuité au nom du respect des droits de l'homme.
La Cour européenne des droits de l'homme(CEDH) a jugé, dans un arrêt publié mardi, que la Hongrie avait violé plusieurs lois européennes interdisant les traitements inhumains ou dégradants, en condamnant en 2009 un citoyen hongrois à la réclusion à perpétuité sans possibilité de libération conditionnelle. Le Premier ministre hongrois a qualifié cet arrêt, non définitif, de « scandaleux » et déclaré que la Hongrie devait le rejeter.
« C'est l'ultime preuve qu'à Bruxelles et à Strasbourg, dans l'Union européenne, les droits des criminels passent avant ceux des victimes et des innocents », a ajouté, cité par l'AFP, le Premier ministre hongrois lors d'un meeting de campagne pour les élections européennes à Kormend (ouest). « Nous devons défendre cette institution de la réclusion à perpétuité, qui est un important moyen de dissuasion pour les criminels et les criminels potentiels », a-t-il fait valoir.
« Il faudrait que la Hongrie réforme son système de réexamen des peines à perpétuité » afin d'examiner, cas par cas, si « le maintien en détention se justifie par des motifs légitimes » et de permettre aux détenus « de prévoir ce qu'il faut faire » pour bénéficier d'une libération, estime la CEDH. Actuellement, en Hongrie, trente-trois détenus condamnés à la réclusion à perpétuité ne disposent d'aucun recours pour faire appel de leur sentence, d'après l'agence de presse nationale MTI. (LC)