Bruxelles, 21/05/2014 (Agence Europe) - Alors qu'il a été annoncé durant le week-end que l'UE n'observerait finalement pas les élections présidentielles des 26 et 27 mai en Égypte, Michael Mann, porte-parole de la Haute représentante, Catherine Ashton, depuis Bruxelles, et le chef de la mission électorale, le député européen portugais Mario David, ont annoncé, lundi 19 mai, que cette mission était maintenue mais qu'elle serait adaptée. « L'UE s'est engagée à l'observation des élections en Égypte. Cependant, en raison des retards subis, nous avons dû adapter notre mission afin d'opérer en ligne avec nos modèles largement respectés d'observation des élections », a expliqué M. Mann. « La mission d'observation de l'Union européenne va pouvoir se poursuivre, mais nous allons devoir procéder à des ajustements », a expliqué M. David lors d'une conférence de presse.
« Notre intention reste d'avoir cette mission électorale déployée aussi largement que possible en dehors du Caire et avec un bon nombre d'observateurs sur le terrain: à l'approche des élections, le jour J, et au cours de l'agrégation des résultats », a poursuivi le porte-parole. La quarantaine d'observateurs déjà présents en Égypte n'avaient pas pu jusqu'alors quitter la capitale et suivre les préparatifs de l'élection dans le reste du pays.
Le changement de la mission est dû à des problèmes administratifs. « Des difficultés administratives ont retardé la mise en oeuvre rapide de la mission, mais l'autorisation de dégager l'équipement nécessaire pour la mission a été finalement donné grâce à l'engagement constructif du ministère des Affaires étrangères égyptien », a expliqué M. Mann. Comme pour toutes les autres missions d'observation électorale, l'UE a répondu à une invitation des autorités.
L'équipe électorale évalue l'ensemble du cadre juridique sur le terrain et va continuer d'observer la période de campagne dans toute la région du Caire, la performance de l'administration électorale et l'environnement politique global, y compris le respect des libertés fondamentales et des droits civils et politiques, afin de garantir des élections libres et équitables, a rappelé le SEAE. La mission va aussi suivre de près la performance des médias, le vote, le dépouillement et la compilation des résultats, ainsi que le traitement des plaintes et recours éventuels, a-t-il ajouté. Mais « les missions d'observation de l'UE ne légitiment aucune élection ni ne valident ses résultats », a rappelé M. David.
53 millions d'électeurs sont appelés aux urnes pour choisir leur président, entre le ministre de la Défense et ex-maréchal, Abdel Fattah al-Sissi, et l'opposant et politicien de gauche, Hamdine Sabahi. (CG)