Bruxelles, 21/05/2014 (Agence Europe) - Johannes Hahn assure que la Serbie est déjà traitée comme un membre de la famille européenne pour obtenir l'aide du Fonds de solidarité européen en réponse aux inondations et glissements de terrain dans les Balkans. La catastrophe naturelle concerne 1,6 million de personnes et a tué une cinquantaine de personnes (voir autre article et EUROPE 11083).
Dans ce contexte de crise, le commissaire européen au Développement régional, Johannes Hahn, a rencontré à Bruxelles, mercredi 21 mai, les ministres serbes Ivica Dacic (Affaires étrangères) et Jadranka Joksimovic (Intégration européenne).
À l'issue de cette rencontre, M. Hahn a fait savoir que, bien que la Serbie ne fasse pas partie de l'UE, le pays semblait d'ores et déjà éligible au Fonds de solidarité de l'UE en vertu du processus de préadhésion à l'UE déjà entamé. Il a déclaré que la Serbie était dans ce cas déjà traitée « comme un État membre, sur un pied d'égalité pour avoir recours au FSUE » et pouvait « compter sur le soutien de l'UE ». C'est sur ce ton rassurant qu'il a confirmé que, si le montant des dégâts avancé à ce stade était confirmé, le pays pourrait bien être éligible à ce fonds. Pour qu'il puisse être déclenché, il faut que les pertes dépassent 0,6% du revenu national brut du pays, soit 175 millions d'euros pour la Serbie. Le pays devra présenter une demande d'aide formelle et complète à la Commission d'ici le début du mois d'août.
Le commissaire a également précisé qu'il fallait établir si l'argent non utilisé du fonds de préadhésion lors de la période précédente pourrait être réalloué à la réparation des dégâts dans le pays. Ce serait également le cas pour la Bosnie-Herzégovine, qui toutefois n'est pas éligible au Fonds de solidarité de l'UE, puisque les négociations de préadhésion ne sont pas entamées.
La Croatie, membre de plein droit de l'UE depuis bientôt un an, pourrait bien, pour sa part, introduire une demande d'aide du Fonds de solidarité de l'UE. Selon une source à la Commission, le pays en aurait l'intention, mais comme les dégâts sont moindres, ce serait au titre de catastrophe naturelle régionale, car, dans ce cas, le seuil d'éligibilité est de 0,5% du PIB régional. (MD)