Bruxelles, 21/05/2014 (Agence Europe) - Le Premier ministre géorgien, Giorgi Margvelashvili, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, ont signé, mercredi 21 mai, un « accord financier sur la contribution de l'UE au programme-cadre en soutien aux accords UE-Géorgie » pour un montant de 19 millions d'euros. Cet accord a pour but d'aider les institutions géorgiennes à mettre en oeuvre l'accord d'association, y compris la libéralisation des visas et les accords de réadmission. Ce nouveau programme a pour objectifs une meilleure gouvernance des principales institutions, l'amélioration du climat des affaires et de l'investissement et le développement économique de la Géorgie. Celle-ci contribuera à ce programme à hauteur de 550 000 euros.
Lors de leur rencontre, MM. Margvelashvili et Barroso ont aussi discuté de la signature de l'accord d'association, qui aura lieu le 27 juin. « Je suis plus que confiant que nous signerons l'accord sans problème, sans complication », a souligné le Premier ministre. « Cet accord mettra nos relations à un nouveau niveau qualitatif. En bref, il s'agit d'un plan directeur pour l'européanisation de la Géorgie, qui apportera de nombreuses possibilités et des avantages pour la Géorgie », a-t-il expliqué, soulignant qu'il est très important pour son pays que cet accord ne soit pas le but final de sa coopération avec l'UE. La Géorgie ne peut pas accéder maintenant à l'UE, ce n'est pas possible, mais cela peut être aussi proche que possible, a pour sa part souligné M. Barroso. Il a précisé qu'il fallait travailler au rapprochement de Tbilissi avec l'UE, mais qu'il ne faut pas « maintenant s'engager pour une date ou un but spécial ». Pour lui, cela va dépendre des progrès de la Géorgie mais aussi de l'évolution de l'UE.
Le président de la Commission a rappelé le soutien de l'UE au programme de réformes géorgien dans les domaines politique, judiciaire et économique. Il a mis en avant l'importance du « respect de la primauté du droit, évitant une justice sélective et garantissant l'espace politique nécessaire pour toutes les parties et la société civile». Le chef du gouvernement géorgien a, lui, mis l'accent sur l'importance d'accroître la coopération sectorielle, « en se concentrant sur des domaines prioritaires tels que la sécurité énergétique, les transports, l'agriculture, l'éducation et la recherche ». (CG)