Bruxelles, 13/02/2014 (Agence Europe) - L'Union des étudiants européens (ESU) craint que la votation populaire du 9 février en Suisse n'ait de lourdes conséquences sur la mobilité des étudiants. C'est pourquoi l'Union nationale des étudiants en Suisse (VSS-UNES-USU) demande aux responsables politiques de ne pas adopter de décisions qui mettent en péril les bonnes relations qu'entretiennent la Suisse et l'Union européenne dans les secteurs de l'éducation et la recherche, alors que la Suisse est partie prenante de l'Espace européen de l'enseignement européen (EEES) et participe au processus de Bologne, à l'instar des pays de l'Union européenne. « Cette décision va à l'encontre des fondations même de l'Espace européen de l'enseignement supérieur et peut dès lors provoquer d'immenses effets négatifs pour la Suisse. C'est dans le meilleur intérêt de la Suisse de continuer à respecter les accords de l'EEES. La Suisse est sur le point d'isoler ses étudiants et ses universitaires du reste du monde. Cela peut avoir des effets dévastateurs qu'il serait difficile de renverser », a déclaré Elisabeth Gehrke, la vice-présidente d'ESU. Environ 2 600 étudiants suisses ont participé à Erasmus en 2011-2012, alors que la Suisse participe au programme européen depuis 2011 en vertu d'un accord bilatéral avec l'Union européenne. De son côté, la Suisse a accueilli 2 900 étudiants étrangers sur la même période. « En votant contre la libre circulation, la Suisse a ébranlé le fragile équilibre entre les deux parties. Cela pourrait affecter non seulement le programme Erasmus+ mais aussi l'ensemble du système éducatif suisse alors qu'il est essentiel d'avoir de solides objectifs internationaux et une coopération avec des universités partenaires, au sein des programmes de recherche et de mobilité conjoints », a déclaré Lea Meister, responsable au VSS-UNES-USU. (IL)