Bruxelles, 13/02/2014 (Agence Europe) - À la suite d'un rapport d'Human Rights Watch (HRW) publié le 11 février sur la traite et la torture des Érythréens au Soudan et en Égypte, les députés européens de l'ADLE ont appelé l'UE à discuter de la traite et de la torture des êtres humains avec l'Égypte. La Danoise Olle Schmidt a exhorté la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, à inscrire à l'ordre du jour du dialogue de l'UE avec l'Égypte la lutte contre les trafiquants, par les autorités égyptiennes, en particulier dans le Sinaï. « L'UE ne peut pas rester silencieuse et doit pousser les autorités égyptiennes à mettre fin à ces crimes inhumains », a ajouté Marietje Schaake (néerlandaise), souhaitant aussi que la question soit discutée lors de la session plénière de fin février. La députée verte néerlandaise Judith Sargentini avait déjà alerté l'UE sur le sujet en novembre 2012 (EUROPE 10733).
« Nous suivons l'affaire et nous avons toujours soulevé nos préoccupations avec le ministère des Affaires étrangères égyptien », a indiqué, le 13 février à EUROPE, le porte-parole de Catherine Ashton, Michael Mann, ajoutant que « nous demandons également que le Haut Commissariat aux Réfugiés et l'Organisation internationale pour la migration aient un accès complet afin qu'ils puissent poursuivre leur mandat ». « Notre participation augmente et la question doit être abordée à travers une approche régionale », a-t-il poursuivi. M. Mann a précisé que, de manière pratique, l'UE soutient les partenaires gouvernementaux et non gouvernementaux pour protéger les droits des migrants le long de la route d'Afrique de l'Est.
Le rapport de HWR décrit, entre autres, comment, depuis 2010, des négriers égyptiens rançonnent des Érythréens dans la péninsule du Sinaï et torturent, violent et mutilent leurs otages pour faire pression sur leurs familles. (CG)