Bruxelles, 05/02/2014 (Agence Europe) - Médiateur dans le différend qui oppose le consortium européen chargé des travaux au gouvernement panaméen, le commissaire Tajani appelle les parties à revenir à la table.
Les négociations sur les surcoûts des travaux d'élargissement du canal de Panama, un des plus gros chantiers de génie civil au monde, ont été rompues faute d'accord, a annoncé, le 5 février, le groupe espagnol Sacyr, qui pilote le consortium en charge des travaux de construction, dont fait également partie le groupe italien Impregilo et le belge Jan de Nul. Un différend oppose le consortium au gouvernement panaméen sur une rallonge financière de 1,2 milliard d'euros pour faire face à des surcoûts dus à des problèmes géologiques imprévus sur le chantier et poursuivre leur ouvrage, dont le coût initial atteignait 3,2 milliards d'euros.
Le commissaire Antonio Tajani, qui joue les médiateurs dans ce dossier depuis janvier, s'est aussitôt dit surpris par cette rupture des négociations « inattendue », puisque le président panaméen, Ricardo Martinelli, avait assuré la veille que les parties étaient « très proches d'un accord ». M. Tajani s'était aussi entretenu avec le ministre en charge du canal, Roberto Roy. « Les relations politiques entre la Commission et le gouvernement du Panama ont été correctes, ce sont les parties qui doivent parvenir à un accord dans le cadre juridique existant. Je crois et j'espère que les parties vont reconsidérer leurs positions dans les prochains jours, parce que l'interruption des travaux serait une mauvaise nouvelle pour l'emploi, pour l'économie mondiale, pour l'expansion du canal et pour les parties elles-mêmes », commentait-il mercredi.
Prévus pour s'achever cette année, les travaux d'élargissement du canal de Panama ont accumulé un retard de neuf mois, sans compter le ralentissement des dernières semaines. L'élargissement du canal de 80 kilomètres, inauguré en 1914, et par lequel transitent 5% du commerce maritime mondial, doit permettre de doubler à 12 000 conteneurs la charge actuellement autorisée à emprunter la voie navigable. (EH)