Bruxelles, 19/12/2013 (Agence Europe) - La présidente de la délégation du Parlement européen, Tarja Cronberg (Vert/ALE, finlandaise), qui s'est rendue en Iran, a souligné, le 18 décembre à son retour, que les Iraniens qu'elle a rencontrés souhaitent rétablir les liens avec l'UE mais reprochent à celle-ci de ne pas comprendre l'Iran. « Ils sont prêts à coopérer sur tout, il n'y a pas d'obstacle à ce niveau-là », a-t-elle expliqué. « Les Iraniens sont prêts à discuter des droits de l'homme mais on doit le faire en temps que partenaires égaux, on peut discuter de l'universalité des droits de l'homme mais pas imposer nos valeurs », a poursuivi la députée européenne. La délégation a discuté des droits de l'homme, dont les prisonniers politiques et les exécutions. Elle a expliqué que l'Iran a fait une « charte des citoyens ». « La société est complexe et pleine d'ambiguïté », a souligné la députée, rappelant que si l'accès à Internet est interdit, les dirigeants passent leur temps à « twitter ». Et s'il n'y a pas de révolution, la société se transforme petit à petit, selon elle.
La députée a souligné que la délégation a été accueillie par des gens dans la rue, ce qui montre que « l'isolement est rompu, il y a une fenêtre qui s'ouvre, peut-être pour un laps de temps assez bref mais elle existe, c'est déjà une bonne chose ». « Il y a des attentes, des espoirs considérables et les gens sont tournés vers l'avenir », selon Mme Cronberg.
Le Parlement européen devrait adopter, en février, un rapport sur la stratégie à mettre en place en Iran. Mme Cronberg a aussi invité une délégation du parlement iranien à venir au Parlement européen.
Lors de leur voyage, les députés ont rencontré des membres du parlement iranien, le ministre des Affaire étrangères et le vice-ministre des Affaires étrangères, des ONG, des défenseurs des droits de l'homme et les Prix Sakharov 2012, Nasrin Sotoudeh et Jafar Panahi. La délégation est la première à se rendre dans le pays depuis 2007. (CG)