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Bulletin Quotidien Europe N° 10988
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) ukraine

Ianoukovitch dénonce l'ingérence européenne

Bruxelles, 19/12/2013 (Agence Europe) - Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a dénoncé, le 19 décembre, « l'ingérence » des Occidentaux qui soutiennent les manifestations pro-européennes. « Il est très important qu'il n'y ait pas d'ingérence dans nos affaires intérieures », a-t-il indiqué, alors que la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, et plusieurs ministres des Affaires étrangères européens se sont rendus place Maidan. « Je suis catégoriquement contre ceux qui viennent dans le pays pour nous donner des leçons », a-t-il ajouté.

Lors d'une rencontre avec quelques journalistes dont ceux d'EUROPE, Mme Ashton a souligné que M. Ianoukovitch lui a dit à plusieurs reprises qu'il allait signer l'accord d'association, que le président russe, Vladimir Poutine, n'était pas contre la signature (si la conclusion de l'accord ne nuit pas à l'économie russe) et que l'UE est prête à signer. Ainsi, « la situation politique est celle dans laquelle il n'y a pas de raison pour ne pas signer », a-t-elle ajouté.

Un soutien à 20 milliards ?

Par ailleurs, le président Viktor Ianoukovitch aurait rejeté une enveloppe « d'environ 20 milliards d'euros sur sept ans » peu avant le sommet du Partenariat oriental à Vilnius, selon un responsable européen cité par des médias européens. Selon les estimations que l'UE avait faites, le montant, en prêts et subventions, pour l'Ukraine était, à fourchette haute, entre 19 et 20 milliards d'euros (dont l'aide macrofinancière de 610 millions si un accord était obtenu avec le FMI), si l'accord avait été signé. Le 17 décembre, le nouveau ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a jugé insuffisante l'aide financière proposée par l'UE. « Nous avons présenté une proposition d'aide financière et économique loin de ce qui est nécessaire pour sauver l'Ukraine de la faillite et l'associer économiquement durablement à l'Europe », a-t-il expliqué.

Les Européens rappellent qu'il ne s'agit pas d'une guerre des enchères avec la Russie. Moscou a offert un plan de sauvetage de 15 milliards de dollars et une réduction du prix du gaz à l'Ukraine, le 17 décembre. M. Ianoukovitch a aussi annoncé que son pays pourrait se joindre à « certaines clauses » de l'Union douanière avec la Russie (EUROPE 10987). (CG)

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