Bruxelles, 09/12/2013 (Agence Europe) - Proposée il y a moins de six mois, la recommandation du Conseil relative à l'inclusion sociale des Roms dans les États membres a été adoptée à l'unanimité lundi 9 décembre par le Conseil, s'est félicitée la Commission. Il s'agit du premier instrument juridique de l'UE relatif à l'inclusion des Roms. La recommandation n'a pas d'effet juridique contraignant mais demande aux États membres d'oeuvrer à réduire les écarts entre les Roms et le reste de la population.
La recommandation porte sur quatre domaines: accès à l'éducation, à l'emploi, aux soins de santé et au logement. Et demande aux États membres d'allouer non seulement des fonds européens mais également des ressources nationales, privées et associatives à l'inclusion des Roms. La recommandation donne d'autres orientations: assurer le caractère local des stratégies, faire respecter les règles de lutte contre les discriminations, suivre une approche d'investissements sociaux, protéger les femmes et les enfants Roms et s'attaquer à la pauvreté. La Commission fera à nouveau le point sur les avancées réalisées par les États membres au printemps 2014. La commission des libertés civiles du Parlement européen a également soutenu cette recommandation lors d'un vote le 5 décembre.
L'accord obtenu lundi en Conseil des ministres, a dit la commissaire aux Droits fondamentaux, Viviane Reding, « envoie un signal fort, celui d'États membres désireux de prendre à bras-le-corps la problématique de l'intégration des Roms ». Les ministres se sont engagés, à l'unanimité, à améliorer la situation des communautés roms sur le terrain.
L'adoption de la recommandation est une « manifestation importante de l'engagement commun des États membres (…) », a déclaré László Andor, commissaire chargé de l'emploi, des affaires sociales et de l'inclusion. « Le moment est venu pour les États membres d'allouer une aide financière importante de l'UE sur la période 2014-2020 ainsi que des aides nationales, pour aider les communautés Roms à réaliser pleinement leur potentiel, tout en montrant qu'ils ont la volonté politique, à tous les niveaux, de faire en sorte que l'argent soit bien dépensé ».
Quelque 26,5 milliards d'euros de fonds structurels ont été débloqués en faveur de projets d'intégration sociale de nature générale sur 2007-2013, mais pas forcément pour les seules communautés Roms. En 2011, la Commission a demandé aux États membres de mettre en place des points de contact nationaux pour aider à la planification de l'allocation des fonds en faveur des Roms. (SP)