Bruxelles, 09/12/2013 (Agence Europe) - Il ne sera dorénavant plus nécessaire d'éteindre son téléphone portable ou autres appareils électroniques lors d'un voyage en avion, a annoncé lundi 9 décembre la Commission européenne, après avoir écarté tout risque pour la sécurité. Dans un premier temps, il faudra toutefois toujours couper les connexions, mais dans un futur proche cependant il sera possible d'utiliser ces appareils en mode connecté, a précisé le commissaire européen aux Transports. Il a également confirmé la levée partielle des interdictions de liquides dans les avions à partir de février prochain.
« Il sera possible de maintenir les smartphones, tablettes, mp3 et autres appareils branchés en 'mode avion' car cela n'interfère pas avec les systèmes de navigation des aéronefs », a indiqué le commissaire Siim Kallas. Jusqu'à présent, ces appareils électroniques devaient être éteints dès la fermeture des portes de l'avion, pendant toute la durée de vol, et ce jusqu'à la réouverture des portes à l'arrivée. Désormais, ces appareils pourront rester allumés avec les connexions réseau coupées (en « mode avion ») à bord des compagnies aériennes européennes, indiquent de nouvelles orientations établies par l'Agence européenne pour la sécurité aérienne (AESA). Celle-ci estime que la sécurité n'est pas compromise de la sorte, toutefois les compagnies aériennes restent libres d'appliquer des règles plus strictes ou d'évoluer vers cette autorisation à leur rythme. Néanmoins, « le mot de la fin revient aux pilotes et au personnel de bord », a indiqué le commissaire, les passagers devront donc obtempérer si ceux-ci jugent que la sécurité est en danger. En oeuvrant de la sorte, la Commission s'aligne sur les États-Unis qui ont annoncé des mesures similaires il y a un mois, par soucis de cohérence, indique une source proche du dossier.
Vers une connexion en vol. Pour le commissaire, ces nouvelles orientations sont une première étape, « la seconde sera de permettre de rester connecté à un réseau tel que wifi ». Il a demandé à l'AESA d'évaluer les risques pour la sécurité de l'utilisation de ces dispositifs en mode connecté. Une étude d'incidence sera conduite pour déterminer s'il peut y avoir des interférences avec les systèmes de navigation ou avec des communications par radio entre l'avion et la tour de contrôle. D'ici quelques mois, de nouvelles lignes directrices à propos des connexions à bord pourraient être publiées. Toutefois, M. Kallas estime que seules les connexions silencieuses, de type SMS et mails, devraient être autorisées. Actuellement, très peu d'avions sont équipés de systèmes à bord permettant une connexion. Si dans un avenir proche les appareils électroniques pouvaient rester connectés, les compagnies aériennes pourraient faire payer ce service. (MD)