login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10961
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Trou budgétaire pour 2014, dernière tentative avant l'Eurogroupe

Bruxelles, 12/11/2013 (Agence Europe) - Le gouvernement grec entendait faire avancer les discussions avec la 'troïka' (Commission européenne, BCE, FMI), mardi 12 novembre, dans la perspective de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, jeudi 15 novembre, malgré les dissensions relatives au trou budgétaire pour 2014 relayées en masse par la presse grecque.

Selon les informations obtenues de ses sources, le quotidien grec Capital estimait qu'un accord était peu probable à ce stade, les positions demeurant éloignées sur l'ampleur du trou budgétaire pour l'année prochaine. Pour rappel, le gouvernement table sur un manque à gagner entre 500 et 700 millions d'euros, alors que la 'troïka' le fixe à un minimum de deux milliards. Le quotidien Kathimerini rapportait quant à lui qu'un accord ne pourrait être possible qu'en décembre. La Commission européenne a par ailleurs souligné, mardi 12 novembre, qu'il ne s'agissait pas d'une nouvelle interruption de la mission de la 'troïka' à Athènes. Les chefs de mission des trois institutions quitteront la capitale grecque pour dresser un tableau de la situation aux ministres des Finances de la zone euro, jeudi 14 novembre. Les équipes techniques restent quant à elles sur place pour faire avancer les travaux. La date de retour reste cependant à définir au cours des prochains jours. Le parlement doit en outre voter le projet de budget la semaine prochaine.

Le gouvernement évite un nouveau rebondissement politique. Le gouvernement grec a par ailleurs survécu, quoique sur le fil, à la motion de censure déposée vendredi dernier par le parti d'opposition Syriza. La motion a été rejetée, dans la nuit de dimanche à lundi, à 153 voix contre sur 300 et 124 votes pour, tous les membres du petit parti Dimar se sont quant à eux abstenus. Du côté du duo gouvernemental, seule une députée du Pasok, l'allié du Premier ministre, Antonis Samaras, a voté en faveur de la chute du gouvernement et ce choix lui a coûté sa place au sein du groupe parlementaire. M. Samaras, s'adressant aux députés en marge du vote, a tancé Syriza, soulignant qu'il demandait « au gouvernement de tomber » au moment « où le pays regagne sa crédibilité ». Le dépôt de la motion de censure avait été motivé par l'expulsion des journalistes de la télévision publique ERT des locaux où ils continuaient à diffuser, jeudi matin, et exacerbée par la présence de la 'troïka' à Athènes. (EL)

Sommaire

ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES
INSTITUTIONNEL
POLITIQUES SECTORIELLES
SOCIAL - ÉDUCATION
ACTION EXTÉRIEURE
COUR DE JUSTICE DE L'UE
SUPPLÉMENT HEBDOMADAIRE