Bruxelles, 16/09/2013 (Agence Europe) - L'Espagne souhaite une ratification rapide de l'accord de pêche UE-Maroc signé en juillet dernier. Les Sahraouis se mobilisent de leur côté pour obtenir un nouveau rejet par le Parlement européen.
L'agence de presse EFE rapporte que Miguel Arias Cañete, ministre de l'Agriculture, de l'Alimentation et de l'Environnement, a appelé les partis politiques à se mobiliser pour promouvoir cet accord et obtenir de l'UE une approbation rapide de ce texte dont une première mouture avait été rejetée fin 2011 par le Parlement européen.
Le ministre souhaite que l'Assemblée européenne se préoccupe des intérêts des pêcheurs communautaires, espagnols en l'occurrence. La célérité souhaitée serait d'autant plus importante que la procédure normale de ratification dure généralement plusieurs mois et le ministre s'inquiète de l'immobilisme depuis le blocage de l'accord, il y a un an et demi. Dans sa lettre aux élus de son pays, M. Cañete a précisé qu'il souhaite que les autres États membres soient sensibilisés.
De leur côté, des organisations sahraouies affirmant représenter les pêcheurs de Dakhla indiquent, à la faveur d'une campagne de communication similaire destinée aux élus européens, que « cet accord ne respecte ni le droit international, ni le statut de région dégradée en raison de la surexploitation, ni la volonté politique des Sahraouis ».
Des médias marocains (Yabiladi notamment) signalaient, le 31 août, qu'une « délégation du Parlement européen a effectué, du 27 au 29 août, une visite au Sahara occidental. Conduite par l'adjoint du rapporteur spécial pour les droits de l'Homme, Jonathan Lis, elle a eu des entretiens avec les acteurs politiques et associatifs de la région, unionistes et surtout partisans de l'indépendance de la province ». Le journal souligne qu'« une fois n'est pas coutume, les eurodéputés se sont même entretenus avec quatre représentants d'associations actives dans le secteur de la pêche au port de Dakhla. Au cours d'une trentaine de minutes, ces derniers se sont plaints de ce qu'ils qualifient de 'pillage des ressources du Sahara' par le Maroc. La délégation a également rencontré des membres de la coordination Gdim Izikt, des diplômés sans emploi et une ONG de journalistes indépendants à Laâyoune ». (FB)