Bruxelles, 16/09/2013 (Agence Europe) - Les mesures douanières supplémentaires, que la Russie applique depuis le 14 septembre au transport routier de fret, ne seront mises en application que graduellement, d'abord le long de la frontière orientale de la Fédération pour commencer. La frontière occidentale qui concerne l'Union européenne ne devrait être concernée qu'à partir du 1er décembre.
Ce nouveau report accorde un délai supplémentaire aux missions techniques européennes pour dégager un compromis en accord avec la convention 'Transports routiers internationaux' (TIR) de l'ONU. Le commissaire Algirdas Semeta avait contesté ces mesures additionnelles auprès des autorités russes. Il avait jugé, fin juillet, que ces nouvelles mesures comprenant la communication de l'itinéraire de transit, le dépôt de garanties financières ou l'obligation pour les camions d'être escortés à destination finale, étaient contraires à la convention TIR. Par son intervention auprès des autorités douanières russes, l'entrée en vigueur de ces mesures additionnelles avait déjà été reportée d'un mois (EUROPE 10904).
Bien que la démarche russe soit restreinte à deux régions uniquement, la Sibérie et l'Extrême-Orient, la Fédération internationale des transports routiers (IRU) a alerté du risque de ralentissements à la frontière russe ce week-end.
« Concernant le problème russe lié à la Convention TIR, nous pressons toutes les parties à dialoguer pour trouver une bonne solution dès que possible », a déclaré le commissaire aux Transports, Siim Kallas, lundi 16 septembre à Vilnius. « Le système TIR fonctionne et simplifie les modalités douanières pour les marchandises en transit, et éviter donc les retards et les files à la frontière. (Les mesures russes) ne font qu'ajouter au coût du commerce entre nos pays, limitant ainsi la croissance de part et d'autre ». (MD)