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Bulletin Quotidien Europe N° 10922
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) syrie

L'UE salue l'accord sur les armes chimiques et propose son aide

Bruxelles, 16/09/2013 (Agence Europe) - Tout comme de nombreux ministres des Affaires étrangères européens et le président du Parlement européen, Martin Schulz, la Haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, a salué, le 14 septembre, l'accord du jour même entre les États-Unis et la Russie sur les armes chimiques en Syrie, appelant le Conseil de sécurité des Nations unies « à assumer ses responsabilités en se mettant rapidement d'accord sur une résolution qui donnera davantage de pouvoirs à l'ensemble du processus ».

Le président français, François Hollande, son ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius, son homologue britannique, William Hague, et le secrétaire d'État américain, John Kerry, se sont réunis à Paris, le 16 septembre, pour préparer une résolution du Conseil de sécurité sur le sujet. Ils ont appelé à une résolution « ferme et contraignante » avec des conséquences si la Syrie ne se conforme pas pleinement à une résolution de l'ONU. La résolution pourrait être votée d'ici à la fin de semaine. « L'option militaire doit demeurer, sinon il n'y aura pas de contrainte », a souligné le 15 septembre M. Hollande.

Dans un communiqué, Mme Ashton s'est réjouie de l'exigence des États-Unis et de la Russie que la Syrie fournisse à l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), à l'ONU et aux autres personnes en soutien, des droits immédiats et un accès sans entraves pour inspecter n'importe lequel et tous les sites de la Syrie. Mme Ashton a aussi salué la déclaration d'engagement par les autorités syriennes d'appliquer immédiatement la Convention sur les armes chimiques à titre provisoire avant son entrée en vigueur. La Convention entrera en vigueur le 14 octobre, soit 30 jours après la réception par l'ONU du dossier complet d'adhésion de la Syrie le 14 septembre. La Syrie s'est aussi engagée le 15 septembre à se conformer aux décisions de l'ONU.

« Ce plan très ambitieux, qui prévoit une neutralisation totale de l'arsenal chimique syrien en moins d'un an, est inédit de par son ampleur. Sa mise en œuvre dans un pays en guerre posera d'énormes défis qui ne pourront être relevés que par une coopération sans faille de la communauté internationale et des autorités syriennes », a souligné le ministre belge, Didier Reynders. Pour son homologue français, Laurent Fabius, cet accord est une « avancée importante, mais c'est une première étape ».

Aide de l'UE et processus politique

Rappelant qu'un certain nombre d'États membres ont les connaissances nécessaires pour aider à la sécurisation des sites et pour démanteler et détruire certains des agents chimiques, Mme Ashton a annoncé que l'UE est prête, « en étroite collaboration avec ces États à apporter un soutien supplémentaire à l'OIAC dans l'accomplissement de ses tâches importantes et urgentes ». L'Allemagne, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, s'est dite prête à soutenir la destruction des armes chimiques avec une assistance technique et financière.

La Haute représentante a espéré que l'accord américano-russe ouvre la voie à la reprise des efforts pour trouver une solution politique au conflit syrien et exhorté tous les partenaires de la communauté internationale à appuyer la tenue rapide d'une conférence de paix sur la Syrie. Tout comme M. Reynders et M. Hague, le ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt, a espéré que la conférence pour la paix Genève 2 ait lieu rapidement. M. Reynders a appelé la communauté internationale à apporter l'assistance humanitaire dont la population syrienne a besoin.

La Russie et les États-Unis se sont mis d'accord sur un plan en six points sur l'élimination des armes chimiques de la Syrie, avec un calendrier précis. Le projet de décision sera soumis au Conseil exécutif de l'OIAC dans les prochains jours. Les autorités syriennes ont une semaine pour présenter la liste de leurs armes chimiques, puis les inspecteurs doivent avoir un accès pour inspecter tous les lieux « pas plus tard qu'en novembre ». L'objectif est d'avoir retiré toutes les armes chimiques de la Syrie à la mi-2014, soit dans neuf mois. Un calendrier que M. Hollande a trouvé « sans doute un peu ambitieux », car les délais « sont très courts ». La Syrie détiendrait 1 000 tonnes d'armes chimiques réparties sur 45 sites.

Réunion avec la Coalition

La France a annoncé une réunion, la semaine prochaine, autour de la Coalition syrienne en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Des rencontres avec l'Envoyé spécial pour la Syrie, Lakhdar Brahimi, sont aussi prévues. (CG)

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