Bruxelles, 13/06/2013 (Agence Europe) - Le Parlement européen critique la tendance des États membres à remettre à plus tard des décisions sur l'approfondissement de l'Union économique et monétaire (UEM), un élément clé de la réponse à la crise de la dette souveraine (EUROPE n° 10864).
Dans une résolution déposée par les groupes PPE, S&D, ADLE et Verts/ALE, et que le PE a adoptée mercredi 12 juin, les eurodéputés jugent « extrêmement préoccupant le manque criant d'ambition dont fait preuve le Conseil dans sa réponse à la crise » et s'inquiètent de « l'influence négative des cycles électoraux nationaux sur la capacité de l'Union à prendre des décisions autonomes ». Ils déplorent le risque que le Conseil européen de juin reporte à la fin de l'année toute décision relative à l'architecture future de l'UEM.
À travers un amendement au projet de résolution, le PE rappelle que sa priorité est de « faire en sorte que tout nouvel instrument financier lié à l'instrument de convergence et de compétitivité (ICC) fasse partie intégrante du budget de l'Union et soit pleinement soumis à la procédure budgétaire ordinaire ». Les pays de la zone euro planchent sur la possibilité d'octroyer une capacité budgétaire aux Dix-sept qui pourrait être mobilisable afin d'aider financièrement les pays mettant en œuvre les réformes structurelles contenues dans des contrats qu'ils signeraient avec l'échelon européen.
À noter que le Parlement européen a rejeté deux projets alternatifs de résolution déposés séparément par les groupes CRE et GUE/NGL. (MB)