Bruxelles, 12/06/2013 (Agence Europe) - Les eurodéputés imputent aux États membres le retard pris dans l'adoption de textes législatifs sur la table depuis plusieurs mois voire années.
La présidente de la commission des Affaires économiques et monétaires, la libérale britannique Sharon Bowles, a accusé le Conseil de « consommer tout le temps » disponible jusqu'aux élections européennes en essayant de toujours atteindre un consensus entre les États membres. « Changez vos méthodes de travail. Arrêtez d'écouter votre industrie nationale. Votez ! », a souligné Sven Giegold (Verts/ALE, Allemagne). Il a déploré le fait qu'en raison d'un programme de travail surchargé la Présidence lituanienne soit contrainte de mettre certains dossiers de côté comme le paquet PRIPS destiné à octroyer de nouveaux droits bancaires aux citoyens. Jean-Paul Gauzès (PPE, France) a évoqué « le problème » de textes déjà approuvés au Parlement européen et pas au Conseil de l'UE. Jürgen Klute (GUE/NGL, Allemagne) a recommandé au Conseil d'insuffler plus de « transparence » dans ses travaux.
La ministre irlandaise des Affaires européennes, Lucinda Creighton, a assuré que les États membres souhaitaient parvenir à des résultats « rapides » en matière de réglementation financière. « Mais nous voulons aussi de la qualité. Parfois, ça prend du temps », a-t-elle ajouté. Figurent parmi les dossiers en souffrance la révision des directives MiFID et assurantielles. Estimant légitime de faire un premier bilan de l'action menée, le commissaire chargé du Marché intérieur, Michel Barnier, a rappelé sa devise émanant de la feuille de route du G20: « Nous traitons chaque acteur, chaque produit, chaque secteur. Il n'y aucune place aujourd'hui pour la fatigue, une pause. » Il a espéré être en mesure de proposer « dans les prochaines semaines, dans les prochains jours » la proposition instaurant un mécanisme unique de restructuration bancaire. (MB)