Bruxelles, 30/05/2013 (Agence Europe) - C'est un peu un aveu d'impuissance: la Commission européenne met un terme à son travail législatif sur le temps de travail. La décision n'est pas encore officielle, mais après l'échec des pourparlers entre les partenaires sociaux, « le temps est trop court pour tenter quoi que ce soit », a admis le commissaire Laszlo Andor (Emploi, Affaires sociales et Inclusion), jeudi 30 mai.
Si tout le monde s'accorde sur le besoin de clarifier certains points de la législation existante (directive 2003/88/CE), la même unanimité est aux abonnés absents lorsqu'il s'agit de choisir les voies pour y arriver. Comme souvent, les discussions butent sur des dérogations. Entre la flexibilité pour certains secteurs dans la gestion du temps de travail hebdomadaire (la clause op-out) et la manière de prendre en compte le travail sur demande (on-call work), la Commission a bien tenté, à partir de mars 2010, de trouver des compromis, mais le temps est aujourd'hui venu d'avouer son échec.
Intervenant devant la commission emploi et affaires sociales du Parlement européen, M. Andor a affirmé que la Commission ne fera plus de proposition législative, mais mènera tout au plus, encore cette année, une nouvelle évaluation de l'impact de la directive actuelle. (JK)