Bruxelles, 24/01/2013 (Agence Europe)- La vice-ministre serbe à l'Intégration européenne, Suzana Grubjesic, a souligné, mardi 22 janvier, qu' « il n'y a pas d'alternative au dialogue » entre la Serbie et le Kosovo, dialogue qu'elle a considéré comme « visible, permanent et durable ». Le dialogue avec Pristina est « la principale condition pour avancer (dans les négociations d'adhésion) mais aussi la plus sensible », a-t-elle reconnu devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen. « Toutes les parties doivent travailler ensemble pour parvenir à une solution juste et équitable », a-t-elle poursuivi, précisant que le dialogue continuera. La ministre a ajouté que Belgrade est prête à résoudre la question des institutions parallèles dans le nord Kosovo avec l'UE et Pristina.
Mme Grubjesic a par ailleurs confirmé que le président serbe, Tomislav Nikolic, et son homologue kosovar, Atifete Jahjaga, vont se rencontrer. « L'intention existe mais la date n'a pas été précisée. Le message est très clair, la réunion aura bien lieu, j'espère que ce sera pour bientôt », a-t-elle expliqué, précisant que cette rencontre va contribuer au dialogue politique entre leurs Premiers ministres.
De leur côté, les députés européens ont salué les progrès de la Serbie dans le dialogue. « Ce gouvernement, en quelques mois a fait plus avec le Kosovo que le gouvernement précédent pendant toutes ces années », a salué Jelko Kacin (ADLE, slovène). Avouant avoir été sceptique quand le gouvernement est arrivé, Ulrike Lunacek (Verts/ALE, autrichienne) a volontiers reconnu qu' « il y a des progrès, les choses avancent ».
La ministre serbe a également insisté sur les réformes internes de son pays. Elle a mis en avant la lutte contre le crime organisé et la corruption, la protection des droits de l'homme, dont les droits des minorités (rom, LGBT), le droit humanitaire et les réformes du système judiciaire et économique. Mme Grubjesic a insisté sur l'importance de la libéralisation des visas et sur les bonnes relations de voisinage avec les autres pays de la région.
La ministre a ainsi espéré que les négociations d'adhésion pourraient être ouvertes d'ici la fin juin. « Il est important d'avoir une date pour maintenir le rythme des négociations et rendre le processus d'intégration européen irréversible », a-t-elle expliqué devant les députés, favorables à l'ouverture des négociations. (CG)