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Bulletin Quotidien Europe N° 10771
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POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) santÉ

Améliorer l'accès aux traitements des maladies cardiaques

Bruxelles, 24/01/2013 (Agence Europe) - Le débat organisé au Parlement européen le 23 janvier, sur les soins réservés aux patients souffrants de maladies cardiaques, a mis en évidence les inégalités de traitements et d'interventions pratiquées entre les États membres. Un constat qui ne fait qu'illustrer, de manière globale, les grandes différences qui existent entre les systèmes de soins de santé européens, notamment en matière de services d'urgence, de réseau hospitalier et de remboursement des soins dispensés.

Organisé sous l'égide de la European Critical Care Foundation (ECCF), le débat a considéré les moyens à mettre en œuvre pour améliorer l'accès aux thérapies qui permettent de sauver la vie des patients atteints de maladies cardiaques aigües. Les parties prenantes ont montré leur volonté de s'allier pour trouver les moyens de combattre les inégalités de traitements médicaux dans les États membres. Les représentants des associations qui participaient au débat (ECCF, Stent for Life, EAPCI, European Society for Cardiology, Euro PCR) se sont ainsi engagés à travailler à une amélioration des soins délivrés aux malades du cœur dans tous les États membres, et d'encourager la diffusion du p-PCI (intervention coronaire percutanée primaire), une intervention non chirurgicale destinée à dilater les artères coronaires rétrécies, qui améliore la circulation du sang et réduit les douleurs thoraciques. Une intervention rapide et efficace est la clé pour améliorer la qualité de vie des patients qui souffrent d'une maladie cardiaque, et donc leur éviter au maximum de souffrir d'accidents cardio-vasculaires comme des infarctus répétés, or les p-PCI sont souvent la méthode la plus valable, soulignent les associations ECCF et Stent for Life. Mais pour que l'intervention soit efficace, il faut la pratiquer endéans les deux heures suivant l'apparition des premiers symptômes, par des équipes spécialisées, ce qui n'est pas toujours le cas. « Nos recherches ont montré que les patients n'ont pas le traitement approprié en raison de facteurs plutôt surprenants comme les temps de réponse du transport d'urgence et le manque de coordination entre les hôpitaux », a commenté le professeur John Martin, président de l'ECCF. Selon lui, l'accès au p-PCI pour le patient varie de 5 à 92 %, selon le pays dans lequel il vit. « Nous devons nous rappeler que les maladies cardio-vasculaires, qui peuvent mener aux attaques cardiaques, représentent plus de décès que tous les cancers combinés », a déclaré la députée Antigoni Papadopoulou (S&D, chypriote), qui présidait le débat. Les députés européens présents ont promis pour leur part qu'ils allaient prendre des initiatives pour presser la Commission européenne et les États membres d'envisager des actions concrètes afin de réduire les inégalités dans les systèmes de soins de santé. (IL)

 

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