Bruxelles, 21/01/2013 (Agence Europe) - Une restructuration de la dette chypriote à charge des créanciers privés (PSI) ne serait pas une solution dans la mesure où les bénéfices seraient limités et que le risque de contagion est élevé, a indiqué la Deutsche Bank dans un rapport publié vendredi 18 janvier. L'issue pourrait venir des revenus des privatisations, et, dans le pire des scénarios, de la recapitalisation directe des banques par le Mécanisme européen de Stabilité (MES).
Le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schaüble, a préconisé l'inscription de la lutte contre le blanchiment d'argent parmi les réformes que Chypre devra mener en échange d'une aide financière, dans un entretien au journal Le Monde. Les besoins en recapitalisation du secteur bancaire chypriote ne sont pas encore connus, la Banque centrale chypriote a en effet annoncé samedi 19 janvier que l'audit de la société américaine Pimco était toujours en cours. Le président sortant de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, a confirmé que la zone euro ne serait pas en mesure de convenir d'un plan de sauvetage avant mars, lundi 21 janvier à son arrivée à la réunion des ministres des Finances de la zone euro. (EL)