Bruxelles, 21/01/2013 (Agence Europe) - Le 17 janvier, la Commission européenne a pris la décision, qui relève de sa compétence, de diminuer de moitié le montant unitaire des aides à l'exportation de volaille, qui passe de 217 à 108,5 euros par tonne « et ce, malgré l'intervention de la France et en dépit de l'opposition d'autres États membres », proteste Paris dans un communiqué publié le 18 janvier (EUROPE n° 10766).
Stéphane Le Foll, le ministre français de l'Agriculture, tient à se mobiliser aux côtés de la filière avicole française. Dès l'été dernier, il avait demandé à la Commission européenne, qui envisageait une suppression des aides à l'export, de laisser à cette filière le temps nécessaire pour continuer à s'adapter afin d'être moins dépendante de ces aides. La France a fait un travail sur l'avenir de la filière avicole française dont les conclusions seront connues fin mars.
Informé de la décision de la Commission sur les aides à l'export, M. Le Foll s'est réuni avec les opérateurs concernés. Il en ressort que: - la France conteste les arguments économiques mis en avant par la Commission pour justifier sa décision ; - M. Le Foll continuera à se battre pour éviter toute nouvelle baisse ; - toutes les possibilités d'accompagnement à court terme de la filière pour faire face aux conséquences financières et économiques de cette décision seront explorées aux niveaux français et communautaire ; - les pouvoirs publics s'engageront aux côtés de la filière dans des projets de recherche et d'innovation, de promotion des produits et d'investissements et autres actions pour renforcer la compétitivité et la performance industrielle de la filière à moyen terme ; - les outils mis en place par le gouvernement pour renforcer la compétitivité, la capacité d'investissement et d'innovation, seront activés au plus vite (crédit impôt…). (LC)