Bruxelles, 21/01/2013 (Agence Europe) - Une vingtaine de pays, emmenés par les États-Unis, l'UE et le Japon, va négocier un accord international qui contournerait l'impasse du round de Doha.
Le représentant américain au Commerce, Ron Kirk, a confirmé la semaine dernière, dans une lettre au Congrès américain, le souhait des États-Unis, du Japon et de l'UE, de négocier un accord destiné à libérer les échanges dans le secteur des services (activités bancaires, télécommunications, assurance, construction…)
L'Australie, le Canada, le Chili, la Colombie, le Costa Rica, la Corée du Sud, Hong Kong, l'Islande, Israël, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Pakistan, le Panama, le Pérou, la Suisse, Taïwan et la Turquie prendraient également part aux négociations, qui se tiendraient à Genève d'ici 90 jours.
Les négociations multilatérales du round de Doha à l'OMC - qui inclut un volet sur la libéralisation des services - étant au point mort, avec peu de perspectives d'aboutir de sitôt, l'idée d'ouvrir des négociations pour un accord plurilatéral sur les services est dans l'air depuis près d'un an à Genève, mais certaines nouvelles puissances économiques telles que la Chine, l'Inde, le Brésil et la Russie ne sont guère séduites.
Selon le Peterson Institute for International Economics, un tel accord pourrait augmenter les exportations de services au sein d'un noyau dur de pays de 78 milliards de dollars par an. Les États-Unis et l'UE seraient les principaux bénéficiaires, avec des gains respectifs de 14 milliards et 21 milliards de dollars. Si le Brésil, la Chine et l'Inde s'y joignaient, le gain commercial s'accroîtrait de quelque 30 %. (EH)