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Bulletin Quotidien Europe N° 10768
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ACTION EXTÉRIEURE / (ae) États-unis

Libre-échange, l'Allemagne veut accélérer le pas

Bruxelles, 21/01/2013 (Agence Europe) - Berlin préconise de profiter de la fenêtre d'opportunité politique actuelle pour lancer les négociations transatlantiques.

Dans une tribune au quotidien Süddeutsche Zeitung du 19 janvier, titrée « Le temps est venu », le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle, demande à l'UE d'avancer plus rapidement vers la négociation d'un accord de libre-échange avec les États-Unis, jugeant la période actuelle des plus propices. « La fenêtre de tir est grande ouverte (…) il est temps de nous pencher sur ce qui nous rapproche et nous offre un potentiel énorme de croissance supplémentaire: l'imbrication étroite des zones économiques et des places financières », insiste-t-il. M. Westerwelle met en avant la nécessité de profiter d'une conjonction extrêmement favorable dans le ciel politique de début 2013, avec le début du deuxième mandat de Barack Obama - que le président américain a officiellement entamé le 20 janvier, la présidence irlandaise de l'UE et la présidence britannique du G8. Le ministre allemand des Affaires étrangères dit attendre du Conseil européen des 7 et 8 février un signal politique déterminé à cette fin, et la préparation d'un mandat de négociation avant l'été par la présidence irlandaise.

De Gucht, apporter des bénéfices sans remettre en cause des choix de société. Initialement prévue pour fin 2012, la remise des recommandations du groupe de travail coprésidé par le commissaire Karel De Gucht et le représentant américain au Commerce, Ron Kirk, au sein du cabinet Obama sortant, doit intervenir au début du mois de février. « J'espère achever nos travaux préparatoires avec mon homologue américain dans les prochaines semaines », a confirmé M. De Gucht, le 16 janvier. Les recommandations intérimaires rendues en juin 2012 ont clairement délimité le champ des futures négociations, mettant en exergue un large éventail d'options possibles pour l'expansion du commerce et des investissements transatlantiques, incluant l'élimination des droits de douane, la libéralisation des services, l'accès aux marchés publics, la convergence réglementaire, mais aussi les règles de concurrence, l'environnement et la propriété intellectuelle. « Il ne s'agira pas d'une négociation facile. Les droits de douane entre nos économies sont déjà très bas. L'essentiel des enjeux portent sur des questions réglementaires. Il y a un potentiel de convergence entre nos deux modèles qui doit nous apporter des bénéfices à tous sans pour autant remettre en cause nos choix fondamentaux de société », a expliqué le commissaire devant le parlement français en milieu de semaine dernière. « Il n'y a pas de doute à avoir sur le potentiel de cet accord. Notre relation comprend déjà 15 millions d'emplois, 2 milliards d'euros d'échanges par jour et plus de 2000 milliards d'euros d'investissements croisés », a-t-il insisté.

Les échanges bilatéraux se sont élevés à près de 445 milliards d'euros en 2011, l'UE ayant exporté pour plus de 260 milliards d'euros vers les États-Unis et importé pour plus de 184 milliards. (EH)

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