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Bulletin Quotidien Europe N° 10768
ÉCONOMIE - FINANCES - ENTREPRISES / (ae) grÈce

Sauvetage financier, le FMI ne relâche pas la pression

Bruxelles, 21/01/2013 (Agence Europe) - La Grèce « tient son avenir entre ses mains », a déclaré Christine Lagarde, directrice générale du FMI, dimanche 20 janvier dans les colonnes du quotidien grec Kathimerini. Ces propos interviennent alors que le FMI a jugé, dans son rapport publié en fin de semaine, qu'un des risques majeurs pour le programme d'ajustement grec résidait dans un potentiel échec politique. Le document met en effet en exergue la baisse du soutien en Grèce aux réformes, alors que le pays endure une 6ème année consécutive de récession.

Mme Lagarde a listé trois priorités auxquelles doit désormais s'atteler le gouvernement. La première est l'amélioration du système fiscal, entre autres pour lutter efficacement contre l'évasion fiscale. Le rapport du FMI précise que ces dix derniers mois ont été pauvres en efforts dans ce domaine. Le gouvernement grec a néanmoins voté début janvier une réforme fiscale, qui a permis la reprise des versements du FMI (EUROPE n° 10766) et ouvre la voie au déblocage, ce lundi, d'une prochaine tranche de l'Eurozone. Deuxième priorité: le programme de privatisations. Le rapport du FMI, comme celui de la Commission, déplore que les objectifs aient été manqués « d'une large marge ». Le Premier ministre grec, Antonis Samaras, devait s'entretenir, ce lundi, avec des responsables du Fonds de privatisation grec pour discuter de la stratégie qui devrait permettre à l'État de récolter 2,6 milliards d'euros de recettes. La dernière priorité énoncée par le FMI est la mise en œuvre des réformes structurelles qui permettront à la Grèce de devenir plus compétitive. S'il reconnaît les étapes franchies pour libéraliser les secteurs des produits et services, le rapport note quand même que les « ajustements salariaux doivent être traduits dans les ajustements des prix pour aider à promouvoir les exportations ». Selon Mme Lagarde, si les termes du programme sont respectés, la Grèce ne devra pas prendre de nouvelles mesures et pourrait même retrouver un accès aux marchés un peu avant 2016.

Trajectoire de la dette. Poul Thomsen, qui représente le FMI au sein de la 'troïka', a estimé que l'endettement grec resterait trop élevé sans « transferts directs de la part des partenaires européens » ou nouvel allègement de la dette. Un écart proche de 10 milliards d'euros pourrait être décelé dans le cadre des efforts effectués pour ramener le ratio de cette dette à 110 % du PIB en 2022. Dès décembre 2012, le FMI prônait des mesures plus radicales pour garantir la pérennité de la dette grecque (EUROPE n° 10751). (EL)

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