Bruxelles, 21/11/2012 (Agence Europe) - Depuis 2010, le budget de l'Agence européenne de défense (AED) n'a guère évolué. Il s'établit à 30,5 millions d'euros et la proposition de le faire augmenter de 2 % pour l'année 2013, pour tenir compte de l'inflation, a été bloquée par le Royaume-Uni, lors de la réunion du comité directeur de l'AED, lundi 19 novembre à Bruxelles.
« C'est loin d'être un budget idéal », a commenté Claude-France Arnould, directrice générale de l'AED, mais « c'est la loi de l'unanimité ». « Nous devrons trouver de nouvelles marges, ce sera plus dur, mais je reste encouragée par le soutien » affiché par certains États qui ont affirmé vouloir fournir des contributions financières supplémentaires pour des projets et des programmes spécifiques de l'AED, a-t-elle ajouté.
Au cours des négociations, la France a proposé que tous les États membres, à l'exception du Royaume-Uni, augmentent leur contribution au budget de l'AED. Même si l'idée avait fait son chemin, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, s'y est opposée, arguant que cette proposition n'avait pas de base juridique.
À défaut d'unanimité, le budget 2013 restera donc identique à celui de cette année. La contribution du Royaume-Uni s'établit à un peu plus de quatre millions d'euros. Si le budget pour 2013 avait été augmenté de 2 %, le contribuable britannique aurait dû payer un supplément d'environ 85 000 euros. (JK)