Bruxelles, 21/11/2012 (Agence Europe) - À la veille du Conseil européen extraordinaire consacré à la négociation du futur cadre financier pluriannuel 2014-2020, des ONG environnementales sont montées au créneau, mercredi 21 novembre, pour demander de faire plus pour verdir davantage le projet de budget, estimant que les dernières propositions du président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, présentent de graves lacunes en regard d'un enjeu majeur. Les ONG membres de ce collectif [WWF, BirdLife Europe, Conservation International Europe, CEE Bankwatch Network, Friends of Earth Europe (FoE), le Bureau européen de l'environnement (BEE) et Transport & Environment (T&E)] appellent les chefs d'État et de gouvernement à redresser la barre.
« Les réductions de dépenses sont dans l'air, et certains États membres vont arriver au Sommet scalpel en poche. Au lieu de débattre des moyens de permettre à l'UE de tirer le meilleur du futur budget, ils sont obsédés par des sommes d'argent marginales. Les dépenses vertes de l'UE, c'est la qualité au cœur du budget », rappelle Markus Trilling de CEE Bankwatch Network/FoE.
Pour que cette qualité soit préservée et prenne le pas sur les marchandages quantitatifs, elles demandent: - que l'engagement d'affecter 20 % des ressources du budget à la lutte contre le changement climatique soit porté à 25 % ; - que le Fonds de développement rural de la politique agricole commune (PAC) soit renforcé et son financement accru puisqu'il prévoit des dépenses utilement ciblées sur l'environnement ; -. que le programme LIFE, seul instrument financier de l'UE exclusivement dédié à l'environnement, doté de moins de 0,3 % des dépenses, soit porté à 1 % des dépenses totales pour lui permettre de continuer à produire des résultats ; - que la politique de cohésion élimine le soutien aux projets contribuant au changement climatique et à la destruction de la biodiversité déjà en piêtre état ; - que les fonds de développement destinés à aider les pays tiers les plus pauvres contribuent à mettre ces pays sur la voie du développement durable et permettent de répondre au double défi de la perte de biodiversité et du changement climatique ; que la Facilité Connecting Europe visant à financer de grands projets d'infrastructures puisse servir la transition de l'UE vers une nouvelle ère - celle de l'énergie renouvelable et de la mobilité durable, plutôt que d'enfermer l'Europe dans un modèle énergétique et de transports émettant beaucoup d'émissions de gaz à effet de serre. Nina Renshaw de T&E fait observer que « les décisions que prendra l'UE cette semaine en matière de grandes infrastructures de transport et d'énergie auront des effets à l'horizon 2050 et au-delà » et que « par conséquent, il convient de veiller à ce que nous mettions en place les fondations d'une économie verte». (AN)