Bruxelles, 21/11/2012 (Agence Europe) - À partir de 2016, les motos devront respecter de nouvelles règles visant à les rendre plus sûres et plus écologiques ; les grosses cylindrées devront être dotées du système d'antiblocage des roues (ABS). Les parlementaires européens ont approuvé cette législation mercredi 21 novembre à Strasbourg par 643 voix pour, 16 contre et 18 abstentions. L'industrie presse déjà pour un suivi rapide pour que les fabricants puissent s'aligner au plus vite.
Sûreté et environnement. Les deux-roues motorisés, les tricycles motorisés, les véhicules tout terrain, les quads routiers et hors route ainsi que les voiturettes sont concernés par cette modification de la législation européenne. En matière de sécurité, la nouveauté sera l'obligation pour les motos de plus de 125cc de se doter de l'ABS à partir de 2016. Les véhicules moins puissants comme les scooters auront le choix entre le système ABS ou le système de freinage combiné. Toutefois, après 2019, l'ABS pourrait leur être imposé selon les résultats d'une analyse coût-efficacité menée par la Commission. 2016 marquera aussi un tournant pour rendre les motos moins polluantes: elles devront respecter la norme Euro 4 ; l'année suivante les cyclomoteurs y seront aussi soumis. La norme Euro 5 sera imposée à tous en 2020.
Députés satisfaits. Le rapporteur sur la question, Wim van de Camp (PPE, néerlandais), a commenté le vote en jugeant que « bien sûr, le conducteur a la responsabilité principale de sa propre sécurité, mais ces améliorations techniques vont définitivement contribuer à sauver des vies sur les routes européennes ». Le conservateur britannique Malcom Harbour est revenu sur le débat qui avait agité l'adoption de cette nouvelle législation, chahutée par les motards, assurant que ceux-ci avaient été entendus: « Il y a eu d'importants propos alarmistes à propos de l'objectif de cette législation. Il était simplement question de remplacer 15 lois dépassées sur les normes techniques en une seule législation, qui sera plus simple pour les fabricants à déchiffrer. »
Industrie pressée. L'industrie presse déjà la poursuite des travaux. Le secrétaire général de l'association européenne des constructeurs de motocycles (ACEM), Jacques Compagne, explique que « les problématiques techniques complexes comme la construction des véhicules, ou les nécessités administratives doivent être réglées pour que les fabricants puissent vraiment appliquer la législation ». Par conséquent il demande à la Commission de réaliser « des progrès rapides sur les actes délégués, en consultation étroite avec les parties prenantes, afin que toutes les mesures nécessaires soient mises en place afin de commencer la planification de la production des véhicules respectant les nouvelles règles ». (MD)