Bruxelles 15/10/2012 (Agence Europe) - Le rapport annuel de la Commission européenne sur les politiques de développement et d'aide extérieure de l'Union européenne en 2012 fait état d'une importance croissante accordée à la cohérence des politiques pour le développement (CPD), ce dont le Conseil de l'UE s'est félicité lundi 15 octobre. Les conclusions unanimes, adoptées sans débat par le Conseil, soulignent la nécessité de faire mieux encore et invitent la Commission européenne à rendre compte, désormais, des efforts déployés en faisant une plus large place aux données factuelles et à l'inclusion systématique de la CPD dans le dialogue régulier avec les pays en développement partenaires de l'UE. Le Conseil invite la Commission et le Service européen pour l'action extérieure (SEAE) à décrire les mesures nécessaires pour renforcer la coordination afin d'élaborer une analyse commune des stratégies nationales de développement des pays partenaires, ainsi qu'une réponse commune à ces stratégies.
La Commission et le SEAE sont en outre invités à faire rapport sur la manière dont ils contribuent à la consolidation de réformes durables dans des sociétés en transition - ces pays qui entreprennent d'importantes réformes politiques, sociales et économiques - en tenant compte des enseignements tirés du Printemps arabe.
Saluant les efforts faits pour l'établissement de rapports plus détaillés sur les actions que mène l'UE pour promouvoir ces réformes et le renforcement de la gouvernance démocratique, il invite la Commission et le SEAE à rendre compte des progrès accomplis pour mettre en place une approche de la coopération au développement fondée sur le respect des droits, et en particulier les droits humains et l'égalité des sexes. La mise en œuvre des engagements pris pour la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et les travaux préparatoires au programme pour le développement post-2015 devront, eux aussi, faire l'objet de rapports réguliers, souligne le Conseil.
Dans son rapport 2013, la Commission est par ailleurs invitée à détailler la manière dont l'UE met en œuvre le programme pour le changement qui définit le cadre pour la politique de développement après 2013 et la nouvelle politique d'appui budgétaire. « Il importe en particulier de montrer en quoi le soutien de l'UE contribue à la réduction de la pauvreté et à la promotion des droits de l'Homme », précise le Conseil. (AN)