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Bulletin Quotidien Europe N° 10710
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INSTITUTIONNEL / (ae) Élections pe 2014

Le leader du parti vainqueur présiderait la Commission

Bruxelles, 15/10/2012 (Agence Europe) - Dans la perspective des élections européennes de 2014, un consensus émerge au sein des deux principaux partis européens actuels - le Parti populaire européen (PPE) et le Parti socialiste européen (PSE) - sur l'opportunité de nommer un leader qui, en cas de victoire, deviendrait le président de la future Commission européenne. En mettant un visage sur une fonction, cette initiative contribuerait à lutter contre l'abstention chronique lors d'un scrutin considéré comme lointain.

En 2002, la Convention sur l'avenir de l'Europe présidée par Valéry Giscard d'Estaing avait suggéré que les chefs d'État et de gouvernement tiennent compte du résultat des élections européennes pour nommer le chef de la Commission. Le PPE revendique la paternité de l'idée que les partis nomment officiellement, avant les élections européennes, un candidat à la présidence de la Commission. Lors de notre congrès annuel statutaire (17 et 18 octobre à Bucarest), nous plancherons sur le « profil » idéal du candidat (expérience minimale, maîtrise des langues étrangères) et sur « une procédure » de désignation « ouverte, transparente, démocratique et compétitive », a déclaré son président, Wilfried Martens, la semaine dernière à quelques journalistes. Il s'est demandé si, stratégiquement, le candidat devrait déclarer ses intentions un an à l'avance. Il a espéré un consensus sur ces questions, sinon il faudra voter à la majorité. À Bucarest, le PPE adoptera une « plateforme politique » qui permettra aux partis nationaux membres de réaffirmer leurs valeurs et de se positionner sur les défis actuels et futurs auxquels l'Europe fait face.

Début octobre, lors de son congrès annuel à Bruxelles, le PSE a promis d'exploiter toutes les possibilités du Traité de Lisbonne afin de placer le Parlement européen sur un pied d'égalité avec le Conseil et la Commission européenne (EUROPE n° 10700). En vue des élections européennes, il a décidé de choisir son chef de file qui, en cas de succès, présidera la Commission. La réflexion est en cours au parti vert européen.

Les libéraux frileux. En revanche, cette proposition passe plutôt mal du côté des libéraux. « Nous pensons que le processus serait valable si le président de la Commission européenne était élu au suffrage universel. Ce n'est pas le cas actuellement », a déclaré le président du Parti européen des libéraux démocrates européens, Graham Watson. Selon lui, élire directement le président de la Commission constitue « le seul moyen d'améliorer la participation » aux élections européennes. Et de citer la proposition d'Andrew Duff (ADLE, britannique) de faire élire une partie des eurodéputés sur des listes supranationales comme autre possibilité de rendre l'Europe plus légitime du point de vue démocratique. (MB)

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