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Bulletin Quotidien Europe N° 10710
Sommaire Publication complète Par article 32 / 41
POLITIQUES SECTORIELLES / (ae) transport

DB et SNCF unies dans la défense du modèle intégré

Bruxelles, 15/10/2012 (Agence Europe) - Deutsche Bahn et SNCF conseillent à la Commission de s'inspirer des modèles d'organisation ferroviaire en dehors des frontières de l'UE avant de présenter son quatrième paquet ferroviaire, qui promet de prôner le modèle séparé entre les gestionnaires d'infrastructure et les opérateurs de services. Les deux grandes entreprises ferroviaires allemande et française ont présenté à Bruxelles, lundi 15 octobre, une étude commanditée au cabinet de consultance Roland Berger et qui démontre qu'en Russie, en Chine, au Japon, au Canada et aux États-Unis (soit 80% du fret mondial, et 50% du trafic passager), la structure intégrée rend le transport ferroviaire plus performant et en progression. L'étude conclut que le modèle intégré permet d'éviter des surcoûts, d'améliorer la performance (comme dans le service, la ponctualité ou le trafic) et d'augmenter les dépenses en capital. Le président de la Deutsche Bahn, Rüdiger Grube, estime que, dans la préparation du 4ème paquet ferroviaire, on « risque de prendre des décisions trop rapides qui se fondent sur certains modèles existants ». Or, il regrette que « les études existantes se préoccupent des marchés nationaux en Europe, sans prendre en compte ces cinq autres pays. Les représentants de la Commission estiment que ces marchés ne sont pas pertinents mais il s'agit de transport efficace ». Aussi, du côté de la SNCF, on s'étonne de ne pas encore avoir vu d'étude d'impact publiée par la Commission, « alors qu'elle semble savoir de quoi sera fait le 4ème paquet ferroviaire », déplore aussi Sophie Boissard, directrice générale déléguée 'stratégie et développement' pour la SNCF.

Elle poursuit en déclarant que « le sentiment de la SNCF et de la Deutsche Bahn est que des choix lourds vont être faits sans suffisamment de matériaux pour alimenter la discussion ». M. Grube surenchérit aussi en demandant à la Commission de baser ses discussions sur une analyse coûts/bénéfices. Les deux sociétés parlent d'une seule voix pour ce qui est de la concurrence. M. Grube affirme que la libéralisation est un thème que défend la Deutsche Bahn: « Nous sommes favorables à la concurrence, il en faut plutôt plus que moins. Mais le lien entre le modèle d'organisation et le niveau de concurrence, nous ne le voyons pas. » Mme Boissard défend elle aussi que « marché fermé n'est pas égal à absence de concurrence, ni de monopole public ». (MD)

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