Bruxelles, 15/10/2012 (Agence Europe) - Soutien de l'UE au renforcement des finances publiques des pays en développement, respect des engagements d'allégement de la dette pour aider au maintien de niveaux d'endettement supportables pour ces pays, encouragement des sources novatrices de financement du développement, c'est le cap à tenir pour améliorer l'aide au développement de l'Union européenne, a indiqué le Conseil de l'UE, dans des conclusions unanimes sur le financement du développement adoptées sans débat, lundi 15 octobre.
Ce faisant, le Conseil souscrit à la communication de la Commission européenne du 9 juillet dernier intitulée « Améliorer l'aide de l'UE aux pays en développement en mobilisant des moyens financiers pour le Développement » et aux recommandations qu'elle formule sur la base du rapport 2012 concernant la responsabilité de l'UE en matière de financement du développement.
Dans ses conclusions, le Conseil réitère la détermination de l'UE à soutenir une mobilisation accrue des ressources nationales des pays en développement dans le cadre de la coopération au développement, en intégrant systématiquement l'administration de la fiscalité dans le dialogue avec les pays partenaires, en appuyant la politique , l'administration fiscale et la réforme fiscale, ainsi que la collecte de l'impôt, en aidant les pays en développement à lutter contre les flux de capitaux illicites et à améliorer la transparence des transactions financières internationales.
S'agissant des flux privés pour le développement, le Conseil assure que l'UE continuera à fournir une aide au commerce mieux ciblée, mieux orientée et mieux coordonnée, comme le prévoit le programme pour le changement qui définit les orientations et les priorités de la politique de développement après 2013. Il rappelle que les transferts de fonds des migrants vers leur pays d'origine sont une source de financement essentielle pour les pays en développement et réaffirme la nécessité de les rendre plus rapides, plus faciles et moins onéreux (l'objectif défini par le G8 et le G20 est de faire passer leur coût moyen de 10% à 5% d'ici à 2014)
Le Conseil insiste aussi sur l'importance d'un recours accru à des instruments financiers innovants pour encourager « une participation renforcée du secteur privé, en particulier au niveau local, à un développement durable et qui profite à tous ». (AN)