Bruxelles, 28/06/2012 (Agence Europe)- Le sort de l'Europe dépend de la question de savoir si nous parviendrons à apporter une réponse convaincante à la crise de la dette et à relancer la croissance, a rappelé le président du Parlement européen, Martin Schulz, devant le Conseil européen, jeudi 28 juin. Selon lui, il faut agir avec détermination et rapidité ; il faut « aujourd'hui prendre position clairement sur les mesures à prendre dans les mois qui viennent ».
Sur l'Union bancaire, il a rappelé que le PE a fait, il y a deux ans déjà, des propositions législatives concrètes à ce sujet. L'Union bancaire peut et doit être réalisée à court terme sur la base des traités en vigueur, a dit M. Schulz. Sur les mesures en faveur de la croissance, le Parlement a déjà fait de nombreuses demandes (euro-obligations, fonds de rédemption, augmentation du capital de la BEI, lutte contre l'évasion fiscale…)., et il « conviendrait aussi d'envisager sérieusement une licence bancaire pour le MES » (Mécanisme européen de stabilité). « Nous devons atténuer la pression des taux qui pèse sur certains États membres ». Il faudrait enfin s'atteler à la taxe sur les transactions financières.
Sur l'avenir de l'UE, pour M. Schulz: - tout doit se faire à 27 car une Union économique et monétaire capable de fonctionner est dans l'intérêt de tous et relève aussi de la responsabilité de tous ; - il faut commencer par épuiser les possibilités offertes par le Traité de Lisbonne. « Un débat sur des réformes des traités et des conventions serait déplacé en ce moment » ; - tout doit se faire dans le cadre des institutions existantes et de la démocratie parlementaire. La participation des parlements peut donner la légitimité démocratique nécessaire aux décisions et assurer la confiance des citoyens et des citoyennes. En ce qui concerne le plan d'action pour une union politique: la Commission, le Conseil, la Banque centrale européenne et l'Eurogroupe y travaillent - sans la participation du Parlement européen. « Il n'est pas acceptable que la seule institution élue directement de l'UE, la voix des citoyens et citoyennes d'Europe, soit exclue du débat sur l'avenir de l'UE ». Il a dit enfin que « réduire ou geler le budget de l'UE ne permettra à personne de sortir de la crise ». (LC)