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Bulletin Quotidien Europe N° 10644
CONSEIL EUROPÉEN / (ae) uem

Divergences de vues entre les démocrates-chrétiens

Bruxelles, 28/06/2012 (Agence Europe) - Le projet de renforcement de l'Union économique et monétaire (UEM), présenté par le président du Conseil européen Herman Van Rompuy, mercredi 27 juin, ne fait pas l'unanimité parmi les chefs d'États et de gouvernement d'obédience démocrate-chrétienne. Le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt a indiqué que ce projet « ne résout pas les problèmes en Europe » et il ne peut l'accepter sous sa forme actuelle.

À quelques heures du début du Conseil européen, jeudi 28 juin, les leaders démocrates-chrétiens de l'UE se sont réunis à Bruxelles dans le cadre du sommet du Parti populaire européen (PPE). Point de déclaration finale ou de conférence de presse formelle, les leaders se sont contentés d'exprimer, en condensé, leurs préoccupations nationales du moment. Ainsi, M. Reinfield ne veut pas voir naître une supervision européenne des banques. D'une part, une telle supervision n'est pas nécessaire en Suède, qui dispose d'institutions de contrôle suffisamment solides et fiables. D'autres parts, le Riksdag, la diète suédoise, n'acceptera pas un tel approfondissement de l'intégration européenne, a-t-il prévenu. Comment alors sortir de la crise ? Les solutions adéquates ont déjà été présentées. Le Pacte de croissance contient tout les outils nécessaires, qui doivent être couplés à des réformes économiques et à une discipline budgétaire. Il suffit de les mettre en œuvre, a-t-il dit.

Un point de vue partagé par le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, du moins en partie. Oui, à la réduction des déficits et aux réformes structurelles, mais « tout cela est inutile si nous ne pouvons pas nous financer ». Sa préoccupation du moment est de faire réduire les coûts d'emprunt de l'Espagne. « Des décisions devront être adoptées » au cours de l'actuel Conseil, a-t-il dit, tout en indiquant que des prêts directs de la zone euro aux banques espagnoles étaient « une possibilité parmi d'autres », même si cette question ne sera pas résolue entièrement dans les prochaines 24 heures.

De son côté, le vice-Premier ministre belge Steven Vanackere a salué l'initiative de M. Van Rompuy. Sa valeur-ajoutée ? « Le texte de M. Van Rompuy a le grand mérite d'esquisser clairement la direction dans laquelle l'Europe doit aller », car « ce qui manquait peut-être jusqu'à présent, c'était une vision un peu plus à long terme. On ne peut pas résoudre les problèmes du jour au lendemain avec seulement des solutions du jour au lendemain ». (JK)

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