login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10644
Sommaire Publication complète Par article 33 / 36
ACTION EXTÉRIEURE / (ae) iran

Entrée en vigueur de l'embargo pétrolier, « sans exception »

Bruxelles, 28/06/2012 (Agence Europe) - Les sanctions pétrolières de l'Union européenne contre l'Iran, c'est-à-dire l'interdiction d'importation par l'UE de pétrole iranien et des contrats d'assurance ou de réassurance de son transport assurés par des entreprises européennes, « entreront sans exception » en vigueur dimanche
1er juillet, malgré des demandes d'exemptions de dernière minute de pays fortement dépendants de ce pétrole et de ces assurances, a annoncé mercredi 27 juin un responsable européen de haut niveau, sans nommer les pays demandeurs.

« Nous comprenons l'impact sur des partenaires (de l'UE), dont des partenaires stratégiques, mais il n'est pas possible de faire des exceptions », a-t-il précisé, car les compagnies d'assurances européennes représentent 85% de la réassurance du transport maritime de pétrole. « Nous ne croyons pas qu'il serait approprié d'adoucir les sanctions », a-t-il ajouté, car selon lui, étendre les exemptions aurait pour effet de mettre en question tout le paquet de mesures.

Ce responsable européen a aussi reconnu que ces mesures ont un « impact énorme sur nos États membres, cela a nécessité des ajustements considérables », en particulier pour l'Espagne, l'Italie et la Grèce, principaux importateurs européens de brut iranien. « Il n'a pas été facile pour les pays européens concernés de trouver des sources alternatives », a souligné le responsable, d'autant que la Grèce avait négocié des conditions extrêmement favorables. « Mais depuis, Athènes a trouvé des alternatives bien qu'à des conditions nettement moins favorables », a-t-il souligné, précisant que la Grèce n'a pas reçu de ligne de crédit spécifique pour compenser cette différence de condition. « Il en coûte, mais c'est un coût qui a été géré avec succès par les États membres », a-t-il ajouté.

Le responsable européen a précisé que l'efficacité des mesures prises sera « analysée dans les prochaines semaines et mois. Nous n'avons pas encore de chiffres », a-t-il expliqué. Il a aussi rappelé que l'entrée en vigueur de ces sanctions « n'est pas la fin de l'histoire », rappelant qu'elles font parties de la double approche: sanctions et dialogue avec l'Iran sur son programme nucléaire. « Chaque sanction peut être revue à n'importe quel moment. Il n'y a pas de périodicité fixe, cela peut être dans 6 mois ou un an », a-t-il précisé.

L'UE représente 20% des exportations totales du pétrole iranien et les exportations représentent 50% des recettes du régime. Outre l'UE, l'Inde, le Japon, la Corée du Sud, qui ont réduit leurs importations, et la Chine sont de gros consommateurs de pétrole iranien. (CG)

Sommaire

CONSEIL EUROPÉEN
INSTITUTIONNEL
ÉCONOMIE -FINANCES - ENTREPRISES
POLITIQUES SECTORIELLES
ACTION EXTÉRIEURE