Bruxelles, 23/05/2012 (Agence Europe) - Les députés européens ont unilatéralement rappelé, lors d'un débat en plénière, mardi 22 mai, à quel point les petites et moyennes entreprises (PME) ont beaucoup de mal à accéder aux financements disponibles via les fonds structurels. Pourtant ils sont tous d'avis que les PME sont indispensables au maintien d'une économie saine et à la création d'emplois, alors même que leur accès au financement est toujours plus restreint en temps de crise. La discussion, qui ne donnera cependant pas lieu à une résolution durant cette session plénière, tombait à point nommé, la veille du Conseil informel qui portera précisément sur la croissance.
Couper dans la bureaucratie. Les députés ont clairement fait savoir que les PME devaient être soutenues par les fonds structurels, mais que les charges administratives pour y parvenir étaient de loin trop décourageantes. Le député Bendt Bendtsen (PPE, danois) plaide pour que « les programmes européens deviennent plus faciles pour les utilisateurs. Souvent, il semble qu'ils aient été écrits pour des fonctionnaires, pas pour des entrepreneurs, et trop d'entrepreneurs abandonnent donc. Nous devons couper dans la bureaucratie et rendre les procédures de candidature plus faciles ». C'est Fiona Hall (ADLE, britannique) qui harponne directement la Commission en estimant qu'elle « doit aller plus loin maintenant et aider les PME en intégrant des fonds renouvelables, des garanties d'emprunt et des systèmes similaires de sorte qu'elles fassent partie de tous les instruments de la politique de cohésion ».
Le commissaire européen en charge du développement régional, Johannes Hahn, a pour sa part rappelé que des fonds étaient déjà redirigés pour l'emploi, et donc indirectement pour les PME, mais que c'était maintenant aux États membres de proposer des projets concrets.
Partage de risques. Il est à noter par ailleurs que, le même jour, le président du Parlement européen, Martin Schulz, et le ministre danois des Affaires européennes Nicolaï Wammen, pour le Conseil, ont signé l'accord pour la mise en place d'un mécanisme de partage des risques, en présence de Danuta Hübner (PPE, polonaise), la présidente de la commission parlementaire du développement régional. Le mécanisme permet précisément de rediriger des fonds structurels comme garantie pour des projets nécessitant des investisseurs privés, afin de les rassurer sur la viabilité des projets. (MD)