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Bulletin Quotidien Europe N° 10619
ÉDITION SPÉCIALE POUR LE CONSEIL EUROPÉEN INFORMEL DU 23 MAI 2012 / (ae) grÈce

Athènes doit rester dans l'Eurozone et respecter ses engagements

Bruxelles, 24/05/2012 (Agence Europe) - Les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne ont réaffirmé, jeudi 24 mai, leur souhait que la Grèce demeure dans la zone euro à condition que celle-ci respecte les engagements auxquels elle a souscrit dans le cadre de son 2ème sauvetage ficelé en mars dernier. « Notre souhait est que la Grèce reste dans la zone euro tout en respectant ses engagements », a déclaré le président du Conseil européen Herman Van Rompuy. Conscient des efforts consentis par les Grecs, il a aussi évoqué la « solidarité considérable » des Européens et du FMI qui ont décaissé « quasiment 150 milliards d'euros » pour soutenir Athènes depuis 2010. Et d'espérer que, après les nouvelles élections législatives en Grèce convoquées pour dimanche 17 juin, « le gouvernement fera (le) choix » de la poursuite des réformes, de la stimulation de l'investissement privé et du renforcement de la capacité administrative.

Notre message est « très clair »: l'UE restera aux côtés de la Grèce tant que la Grèce respecte ses engagements, a déclaré le président de la Commission européenne José Manuel Durão Barroso. Il a refusé de se laisser « dérouter par ceux qui proposent certains scénarios », tels qu'un retour à la drachme. Plus tôt dans la soirée, à l'issue d'un entretien bilatéral avec le Premier ministre grec par interim Panagiotis Pikrammenos, il avait estimé que la voie « la moins difficile » et « la plus rapide » d'une sortie de crise pour la Grèce était celle d'une mise en œuvre complète du 2ème programme d'ajustement.

Interrogé sur l'affirmation de Reuters selon laquelle les États membres seraient invités à préparer des plans de sauvetage en cas de sortie de la Grèce de la zone euro, le président français François Hollande a dit ne « pas (être) informé de ce type de travaux, de simulation ». « La Grèce doit faire un choix important le 17 juin, et ce choix doit être européen », avait-il estimé à son arrivée au Conseil européen. La chancelière allemande Angela Merkel a proposé de mobiliser davantage les fonds structurels européens afin de soutenir l'économie grecque. Le Premier ministre italien Mario Monti a « bon espoir » que la sagesse prévaudra: les Grecs éliront des partis politiques qui ne renieront pas les engagements pris lors du 2ème sauvetage financier du pays. Reste que, selon le Premier ministre polonais Donald Tusk, il plane sur la zone euro un point d'interrogation « plutôt sombre » en raison de l'absence de réponses politiques sur l'avenir de la Grèce. (MB avec EH/AN/MM/JK)

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ÉDITION SPÉCIALE POUR LE CONSEIL EUROPÉEN INFORMEL DU 23 MAI 2012
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POLITIQUES SECTORIELLES
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INSTITUTIONNEL